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Martin Bertrand

LES VISAGES DU MEKONG #1 HO-CHI-MINH LA BOULIMIQUE (VIETNAM)

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« Saigon est morte, vive Ho-Chi-Minh Ville ! »

Saigon, cette cité est connue sous ce nom dans le monde entier pour son rôle clef dans le passé colonial de la France et la guerre d'Indochine.

En 1975, elle fut rebaptisée Ho-Chi-Minh-Ville en hommage au fondateur de la République démocratique du Viêt Nam. Après plusieurs décennies de communisme, la métropole fait désormais preuve d'une grande insolence. L'économie du pays est en pleine dynamique et Ho-Chi-Minh-Ville en est la tête de proue. Représentant la facette ultra moderne du nouveau Viêt Nam, elle rompt avec la mythique Saigon. D'immenses tours de verre surplombent les quartiers populaires ; les constructions modernes s'empilent de façon anarchique sur les temples et l'architectures coloniales.
« Il y a des villes trop pressées par l'histoire pour soigner leur présentation » Nicolas Bouvier, L'Usage du Monde, 1963.

La métropole est pressée d'égaler ses voisines thaïlandaises ou singapouriennes. Dynamique, frénétique, intrépide, c'est ainsi qu'on la qualifie. L'énergie qui s'en dégage se mêle à la culture profonde du pays.

Ho-Chi-Minh-Ville compte plus de 10 millions d'habitants et 75% de sa population a moins de 35 ans. Son développement exponentiel commence à soulever de grandes questions sur les infrastructures et l'environnement car une telle expansion nécessite l'utilisation de nombreuses ressources naturelles. Ainsi, les nombreux dragages de sables dans le lit du Mekong causent l'affaissement du delta et les besoins croissant en électricité entraine la construction de nombreux barrages hydroélectriques en amont de ce même fleuve.
Ce qui fut un simple village de pêcheurs se vante de devenir l'un des plus grands centres d'affaires d'Asie du Sud-Est.


Cette série est le premier chapitre d'un grand projet intitulé LES VISAGES DU MEKONG.
Avec comme fil conducteur le mythique fleuve Mekong et ses nombreuses ressources, il s'agit d'une grande mise en perspectives des enjeux géo-environnementaux liés à la modernité et au développement dans la péninsule indochinoise (Vietnam, Cambodge, Laos, Thailande).


- Lien vers le second chapitre consacré au Delta du Mekong -
- Lien vers le troisième chapitre consacré à Phnom Penh (Cambodge) -

"Saigon is dead, long live Ho Chi Minh City! "

Saigon, this city is known by this name throughout the world for its key role in the colonial past of France and the Indochina war.

In 1975, it was renamed Ho Chi Minh City in honor of the founder of the Democratic Republic of Vietnam. After several decades of communism, the city is now showing great insolence. The economy of the country is in full swing and Ho Chi Minh City is the leader. Representing the ultra modern facet of the new Vietnam, it breaks with the mythical Saigon. Huge glass towers overlook the popular neighborhoods; modern constructions pile up anarchically on temples and colonial architecture.


The city is eager to match its Thai or Singaporean neighbors. Dynamic, frantic, intrepid, that's how we call it. The energy that emerges from it mixes with the deep culture of the country.

Ho Chi Minh City has more than 10 million inhabitants and 75% of its population is under 35 years old. In the coming decades, its exponential development will raise big questions about infrastructure and the environment. What was a mere fishing village boasts of becoming one of the largest business centers in Southeast Asia.


This series is the first episode of a big project entitled THE FACES OF THE MEKONG.
With the mythical Mekong river and its many resources as its main theme, this is a great perspective on the geo-environmental issues related to modernity and development in the Indochinese peninsula (Vietnam, Cambodia, Laos, Thailand).