FRANCE - Paris 17 octobre : manifestation place de la République, une jeunesse en colère contre le gouvernement, l'injustice et l'extrême droite
Né d'un appel lancé sur les réseaux sociaux contre la hausse du coût de la vie, le mouvement du samedi 17 octobre a agrégé bien d'autres colères : celle des lycéens contre le manque de professeurs et Parcoursup, celle des gilets jaunes, celle de la CGT qui réclame que l'argent soit pris « dans les poches des milliardaires ». Il a réuni 800 000 personnes en France selon les organisateurs, 550 000 selon le ministère de l'Intérieur, dont plus de 110 000 à Paris selon les autorités.
Place de la République, d'où le cortège devait partir à 14h, des heurts ont éclaté dès 13h et les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes et d'un canon à eau. Entre 13h et 16h environ, la place est restée bouclée, la rue René-Boulanger servant de seule entrée et sortie, selon la photographe présente sur place.
Sur le monument, des grimpeurs ont revêtu la statue de Marianne d'un gilet jaune portant l'inscription « 2026 la police mutile les lycéens ». Autour, les pancartes disaient une colère politique : « Macron chien de la casse sociale », « La jeunesse emmerde le RN », « Censure Répression Soumission », « Pouvoir au peuple », « Trop jeunes pour être écoutés mais assez grands pour se faire gazer ». Côté rue du Temple, un père de famille s'est assis face aux gendarmes : « Je suis un père, que puis-je faire d'autre que m'asseoir entre vous et mes enfants ? ».
La préfecture de police a annoncé 855 interpellations dans l'agglomération parisienne, un chiffre qu'elle qualifie de record. La CFDT et FO, absentes de cette journée, appellent à une grève le 5 novembre.
FRANCE - Paris October 17: manifestation on Place de la République, young protesters rail against the government, injustice and the far right
Born of a call on social media against the rising cost of living, the Saturday, October 17 movement brought together many other grievances: high school students angry at teacher shortages and the Parcoursup admissions system, the Yellow Vests, and the CGT union, which wants money taken "from the pockets of billionaires". It drew 800,000 people across France according to organisers and 550,000 according to the Interior Ministry, including more than 110,000 in Paris according to the authorities.
On Place de la République, where the march was due to set off at 2 pm, clashes broke out from 1 pm and security forces used tear gas and a water cannon. Between about 1 pm and 4 pm the square remained sealed off, with rue René-Boulanger as the only way in or out, according to the photographer on site.
On the monument, climbers dressed the statue of Marianne in a yellow vest reading "2026 la police mutile les lycéens" (2026, police maim high school students). Around it, placards voiced political anger: "Macron, attack dog of social destruction", "The youth say screw the RN", "Censorship Repression Submission", "Power to the people", "Too young to be heard but old enough to be tear-gassed". On the rue du Temple side, a father sat down facing gendarmes: "I am a father, what else can I do but sit between you and my children?"
The Paris police prefecture reported 855 arrests in the Paris area, a figure it called a record. The CFDT and FO unions, which stayed out of the day, have called a strike for November 5.