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Samuel Hense

Nature néo-zélandaise : entre préservation et exploitation

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La nation néo-zélandaise actuelle est basée sur la richesse de sa nature. Certaines valeurs héritées des peuples maoris ainsi que l'abondance de plantes et écosystèmes rares poussent le gouvernement à protéger son patrimoine naturel. Son éloignement et sa faible population a longtemps permis à la Nouvelle-Zélande de contrôler la surexploitation de ses terres. Elle s'est distinguée pour son refus du nucléaire et son développement des énergies renouvelables, notamment en matière de géothermie et d'énergie éolienne. En parallèle, des réserves maritimes et terrestres ont peu à peu été installées.
Cependant, le rapport qu'entretiennent les néo-zélandais avec la nature est ambivalent. Certains considèrent comme un droit le fait de pratiquer certaines activités polluantes ou destructrices. Beaucoup sont adeptes des sensations fortes, et inventent des loisirs qui se heurtent toujours plus aux espaces grandioses : 4x4, hélicoptères, jet-board et autres transports de vitesse traversent des zones à l'écosystème fragile. Des infrastructures s'installent au plus près de colonies de pingouins en voie de disparition, etc.
L'économie prend-elle le pas sur l'écologie ? Hormis le tourisme, une autre activité économique est devenue une menace pour les ressources naturelles : l'agriculture, première source de revenu du pays. Dans certaines régions, elle est une ressource économique vitale, ce qui entraîne notamment la destruction de forêts importantes pour la biodiversité. Plus généralement, la consommation de pétrole est très importante et le pays a décidé de ne plus respecter le protocole de Kyoto sur la réduction de l?émission des gaz à effet de serre.