LANDES - Récolter sous la sécheresse : le maïs à l’épreuve du climat
Dans les Landes, la sécheresse ne s’arrête pas aux champs de maïs : elle se retrouve jusque dans la salle de traite. Cette année, Julien, éleveur laitier, ne récoltera que 3,5 tonnes de maïs à l’hectare, contre environ huit tonnes habituellement, soit une baisse de 60 %. Pour préserver l’alimentation de son troupeau, il a dû revoir la destination de sa récolte : 75 hectares seront consacrés aux vaches, contre 50 habituellement, réduisant d’autant les surfaces destinées à la vente.
Après trois mois sans pluie, les parcelles non irriguées ont particulièrement souffert. Même avec l’irrigation, les rendements ont reculé. Or la qualité du maïs conditionne directement la production laitière. Lors des fortes chaleurs, les vaches sont passées de 37-38 kilos de lait par jour à seulement 29 kilos, avant de remonter autour de 33-34 kilos.
À cette baisse de production s’ajoute un choc économique : les charges de culture, elles, restent élevées. Produire un hectare de maïs coûte environ 1 700 euros, pour un produit qui, avec trois tonnes récoltées à 250 euros la tonne, ne représenterait que 750 euros. Pour cette exploitation diversifiée et encore autonome en fourrage, le choc reste absorbable. Mais la répétition des sécheresses oblige déjà Julien à repenser son modèle : ajuster les surfaces de maïs, développer les prairies et miser davantage sur l’irrigation.
LANDES - Harvesting under drought: climate-proof corn
In the Landes, the drought does not stop at the corn fields: it is even found in the milking parlor. This year, Julien, a dairy farmer, will harvest only 3.5 tons of corn per hectare, compared to about eight tons usually, a decrease of 60%. To preserve the food of his herd, he had to review the destination of his harvest: 75 hectares will be devoted to cows, compared to 50 usually, reducing the areas intended for sale.
After three months without rain, the unirrigated plots suffered particularly. Even with irrigation, yields have declined. However, the quality of corn directly affects dairy production. During high heat, cows went from 37-38 kilos of milk per day to only 29 kilos, before rising to around 33-34 kilos. In addition to this decline in production, there is an economic shock: crop costs remain high. Producing one hectare of corn costs about 1,700 euros, for a product that, with three tons harvested at 250 euros per ton, would represent only 750 euros. For this diversified and still autonomous farm in fodder, the shock remains absorbable. But the repetition of droughts is already forcing Julien to rethink his model: adjust corn surfaces, develop meadows and rely more on irrigation.