GRAND PEUR ET MISERE DE LA Vème REPUBLIQUE
La France a peur. De l’extrême droite, de l’extrême gauche, des riches, des pauvres, des migrants, des pédophiles, des virus, des voisins, des algorithmes, de l’effondrement climatique, de la guerre qui vient et de la fin de la démocratie. Elle a peur de tout — et surtout de ce dont les autres n’ont pas assez peur.
Un producteur et un réalisateur de films d’horreur se demandent alors : peut-on encore inventer une fiction suffisamment terrifiante pour rivaliser avec le monde contemporain ?
Entre comédie sociale, théâtre didactique brechtien et film d’horreur, Grand Peur et Misère de la Ve République ausculte une société qui prétend avoir chassé la violence de ses mœurs tout en vivant dans son spectacle permanent.
Et si notre époque n’avait pas seulement peur de l’avenir ?
Et si elle avait surtout peur de ne plus avoir peur ?
GRAND PEUR ET MISERE DE LA Vème REPUBLIQUE
France is afraid. Of the far right, the far left, the rich, the poor, migrants, pedophiles, viruses, neighbors, algorithms, climate collapse, the coming war, and the end of democracy. It's afraid of everything—and especially of what others aren't afraid of enough. A horror film producer and director then ask themselves: can we still invent fiction terrifying enough to rival the contemporary world? Between social comedy, Brechtian didactic theater, and horror film, Grand Peur et Misère de la Ve République (Great Fear and Misery of the Fifth Republic) examines a society that claims to have banished violence from its customs while living in a perpetual spectacle.
What if our era isn't just afraid of the future?
What if it's primarily afraid of no longer being afraid?