Selfies sur Loire : quand les châteaux deviennent des décors d’images
Le téléphone portable a-t-il transformé la manière de consommer les lieux touristiques ? Plus précisément, l’outil photographique qui accompagne désormais chaque visiteur peut-il remplacer l’œil et les émotions que procurent des lieux emblématiques comme les châteaux de la Loire ? Chambord, Chenonceau, le domaine de Chaumont-sur-Loire ou encore Cheverny sont des sites qui font traverser l’histoire de France. Sont-ils devenus des lieux « instagrammables », des espaces où il faut se faire photographier pour exister sur les réseaux sociaux ?
Lors d’un reportage dans ces lieux, j’ai été amené à documenter, parfois malgré moi, cette thématique de l’obsession de l’image : celle de se photographier devant l’histoire des rois. Couples, familles, groupes d’amis, chacun cherche le bon angle. Le photographe est debout, assis, parfois même allongé au sol ; rien n’arrête la créativité.
Ce sujet s’est imposé naturellement au fil de ces quatre jours de reportage. J’ai choisi ici les images qui me semblaient les plus insolites, drôles et parfois émouvantes.
Selfies on the Loire: when castles become backdrops for images
Has the mobile phone transformed the way we experience tourist sites? More specifically, can the photographic tool now carried by every visitor replace the eye and the emotions that places such as the Loire Valley castles can evoke? Chambord, Chenonceau, the Domaine de Chaumont-sur-Loire, and Cheverny are sites that take visitors through the history of France. Have they become “Instagrammable” places, spaces where one must be photographed in order to exist on social media?
During a report in these locations, I found myself documenting, sometimes despite myself, this theme of image obsession: the need to photograph oneself in front of the history of kings. Couples, families, groups of friends—everyone searches for the right angle. The photographer stands, sits, and sometimes even lies on the ground; nothing stops the creativity.
This theme naturally emerged over the course of these four days of reporting. I have selected here the images that seemed to me the most unusual, humorous, and sometimes moving.