Un système qui maintient dans un « état d'anxiété » : les enseignants rejoignent la mobilisation lycéenne
Angoulême, France - 6 octobre 2026 : Des enseignants et des syndicats, dont la CGT, se sont joints aux élèves de plusieurs lycées d'Angoulême pour défiler en solidarité et soutenir leurs revendications. Cette manifestation s'inscrivait dans le cadre d'une mobilisation intersyndicale nationale en soutien à la grève des lycéens, entamée dix jours plus tôt. Malgré la forte énergie de la foule, la marche s'est déroulée dans le calme de bout en bout.
« La BAC vise la tête », « Sois jeune et tais-toi » ou encore « La police mutile vos enfants » figuraient parmi les nombreux slogans inscrits sur les pancartes brandies par les manifestants défilant devant la préfecture de la Charente et le commissariat de police.
Les enseignants de différents établissements ont soutenu les jeunes, dénonçant le ciblage dont ces derniers font l'objet. Ils ont pointé du doigt des conditions d'études dégradées et un système scolaire qui maintient les élèves dans un « état d'anxiété ».
Une professeure de français du lycée Marguerite de Valois a expliqué que sa présence visait à soutenir les élèves face à une « répression qui est beaucoup trop forte pour des élèves mineurs ». Exprimant son choc face à l'important dispositif policier, comprenant des CRS, des policiers en civil et l'usage de gaz lacrymogène, elle a ajouté : « Je n'avais jamais vu une répression qui n'accepte plus le dialogue en échange, et qui se pose comme ça de façon aussi verticale. C'était bien trop fort pour eux. »
United Against a "State of Anxiety": Teachers March with High School Students
Angoulême, France - October 6, 2026: Teachers and unions, including the CGT, joined students from various high schools across Angoulême to march in solidarity and support their demands. The protest was part of a nationwide inter-union mobilization backing the high school students' strike, which began ten days prior. Despite the high energy of the crowd, the march remained peaceful from start to finish.
"The anti-riot police aim for the head," "Be young and shut up," and "The police mutilate your children" were among the many slogans written on placards as protesters marched past the Prefecture of Charente and the central police station.
Teachers from various schools supported the youth, publicly condemning the aggressive targeting of students. They denounced both the deteriorating educational conditions and a school system that keeps teenagers in a "state of anxiety."
A French teacher from the Lycée Marguerite de Valois explained her presence was necessary to support the students in the face of "repression that is far too severe for underage students."
Expressing her shock at the heavy police deployments, which included CRS anti-riot squads, plainclothes officers, and the use of tear gas, she added: "I have never seen repression that completely shuts down dialogue and imposes itself in such a top-down manner. It was all far too much for minors."