L'HIPPODROME DE TARBES-LALOUBÈRE TIENT BON
Près de Tarbes, dans le Sud-Ouest, l’hippodrome de Laloubère est présenté comme le plus ancien de France (1809). Il est aussi le berceau de l’anglo-arabe, une race née autour du Haras de Tarbes pour fournir des chevaux légers à la cavalerie. Sa Journée des Anglo-Arabes et Ministères doit son nom à une tradition : l’État achetait autrefois les vainqueurs pour ses haras et son armée. Il en reste les Prix annuels du Ministère de l’Agriculture, remportés il y a deux jours par No War Laboueyrie et Néron de la Brunie.
Cette 121e édition s’est tenue la veille d’une décision de France Galop. Les courses de galop sont financées à près de 90 % par les paris du PMU, dont les enjeux baissent. Pour retrouver l’équilibre financier d’ici 2029, France Galop a lancé une refonte de la carte des hippodromes. Une vingtaine de sites perdent leurs courses de galop, surtout dans l’Ouest et le Sud-Ouest. Un groupe de travail avait préconisé l’arrêt des courses à Tarbes.
Élus, éleveurs, propriétaires et parieurs sont venus défendre un patrimoine et une filière rurale. La préfète des Hautes-Pyrénées, Sibylle Samoyault, était présente à titre privé. Le 19 octobre, France Galop a maintenu Laloubère, mais a réduit son programme de six à quatre journées de courses par an.
TARBES-LALOUBÈRE RACECOURSE HOLDS ON
Near Tarbes, Laloubère, South-West of France, racecourse is presented as the oldest in France (1809). It is also the cradle of the Anglo-Arab, a breed developed around the Tarbes stud farm to supply light horses to the cavalry. Its Anglo-Arab and Ministries Day owes its name to a tradition: the French state used to buy the winners for its studs and army. The yearly Prizes of the Agricultural Ministry remain from it, won two days ago by No War Laboueyrie and Néron de la Brunie.
The 121st edition took place on the eve of a France Galop decision. French flat and jump racing relies on PMU betting for about 90% of its revenue, and betting turnover is falling. To return to financial balance by 2029, France Galop launched an overhaul of its racecourse map. Some twenty sites lose their racing, mainly in western and south-western France. A task force had recommended ending racing in Tarbes.
Elected officials, breeders, owners and punters came to defend a heritage and a rural industry. The prefect of Hautes-Pyrénées Department, Sibylle Samoyault, attended in a private capacity. On October 19, France Galop kept Laloubère open, but cut its programme from six to four race days per year.