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1er Mai 2026 à Paris
Le premier mai c’est NOTRE journée, la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, la seule journée chômée et payée, fêtée dans 163 pays du monde. C’est la mobilisation qui nous a permis de l’arracher il y a plus de 100 ans et de la conserver il y a quelques jours, alors que les macronistes alliés à la droite et à l’extrême droite ont tenté de faire passer une loi pour contraindre 1,4 millions de salarié·es à travailler ce jour-là. Nos manifestations cette année seront l’occasion de fêter cette victoire et d’alerter solennellement politiques et patronat : on ne TOUCHE pas au 1er mai !
Ce premier mai, nous appelons l’ensemble des travailleurs et des travailleuses à manifester contre la vie chère, pour exiger que notre travail soit rémunéré comme il se doit. Alors que les prix de l’énergie explosent, nos salaires n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2020 et les inégalités entre les femmes et les hommes sont toujours aussi importantes. Dans le même temps, la pauvreté ne cesse de progresser chez les jeunes qui subissent un véritable bizutage social : CDD, stages, intérim, bas salaires, chômage…
Côté étudiant, le coût de la vie a grimpé de 30% tandis que les bourses étudiantes, elles n’ont pas augmenté. Pourtant, les dividendes atteignent des records et les entreprises touchent chaque année 211 milliards d’aides sans condition ni contrepartie. Dans le privé comme dans le public, les salaires, les pensions et les aides sociales doivent être augmentés et indexés sur les prix. Les entreprises qui discriminent doivent être sanctionnées. Les aides publiques doivent être conditionnées et réorientées vers le financement de nos services publics. Les prix de l’énergie doivent être bloqués pour mettre fin à la spéculation.
Ce premier mai, nous manifesterons aussi pour la paix, en solidarité avec les millions de travailleurs et de travailleuses qui se trouvent sous les bombes, en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan. Trump, Poutine, Netanyahou et leurs alliés d’extrême droite multiplient les guerres et cherchent à remplacer le droit international par la loi du plus fort ou plutôt du plus riche. Ces guerres pénalisent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses : les prix de l’énergie explosent et nos services publics sont asphyxiés pour augmenter les budgets d’armement. Il y a urgence à sortir de cette surenchère guerrière. La France et l’Europe doivent s’affirmer pour imposer un agenda de paix et de désarmement, défendre l’ONU et le droit international.
Enfin, nous manifesterons pour exiger des perspectives de progrès. La fuite en avant vers toujours plus de profits mène dans le mur. Il n’y a pas de planète B. Nous voulons que les richesses que nous produisons par notre travail financent la transition environnementale et notamment la sortie de la dépendance aux hydrocarbures, les services publics et la protection sociale. Nous voulons une industrie qui nous permette de produire local et durable. Nous voulons que le progrès technologique permette la réduction du temps de travail. Nous refusons la banalisation du racisme, de l’antisémitisme, du sexisme et des LGBTphobies. Face à l’extrême droite qui se nourrit des crises qu’elle provoque, nous appelons à un 1er mai populaire et antifasciste. Nous voulons vivre dans un monde de paix, d’égalité et de liberté !
May 1, 2026, in Paris
"May 1st is OUR day—the International Workers’ Day, a day of struggle for workers’ rights, the only paid public holiday celebrated in 163 countries around the world. It was through mobilization that we won this day over 100 years ago and defended it just a few days ago, when Macron’s supporters, allied with the right and the far right, tried to pass a law forcing 1.4 million workers to work on that day. Our demonstrations this year will be an opportunity to celebrate this victory and to solemnly warn politicians and employers: do NOT touch May 1st!
This May 1st, we call on all workers to demonstrate against the high cost of living, to demand that our work be paid what it is worth. While energy prices are skyrocketing, our wages still haven’t returned to 2020 levels, and gender inequality remains as significant as ever. At the same time, poverty continues to rise among young people, who face a veritable social hazing: fixed-term contracts, internships, temp work, low wages, unemployment…
For students, the cost of living has risen by 30%, while student grants have not increased. Yet dividends are reaching record highs, and companies receive 211 billion euros in aid each year with no strings attached. In both the private and public sectors, wages, pensions, and social benefits must be increased and indexed to inflation. Companies that discriminate must be sanctioned. Public aid must be made conditional and redirected toward funding our public services. Energy prices must be capped to put an end to speculation.
This May 1st, we will also demonstrate for peace, in solidarity with the millions of workers living under the bombs in Ukraine, Iran, Lebanon, Palestine, and Sudan. Trump, Putin, Netanyahu, and their far-right allies are escalating wars and seeking to replace international law with the law of the strongest—or rather, the richest. These wars penalize all workers: energy prices are skyrocketing, and our public services are being strangled to fund increased military budgets. There is an urgent need to break free from this escalating war spiral. France and Europe must assert themselves to impose an agenda of peace and disarmament, and defend the UN and international law.
Finally, we will demonstrate to demand prospects for progress. The headlong rush toward ever-greater profits is a dead end. There is no Planet B. We want the wealth we produce through our labor to finance the environmental transition—including ending our dependence on fossil fuels—as well as public services and social protection. We want an industry that allows us to produce locally and sustainably. We want technological progress to enable a reduction in working hours. We reject the normalization of racism, anti-Semitism, sexism, and LGBTphobia. In the face of the far right, which feeds off the crises it provokes, we call for a popular and anti-fascist May Day. We want to live in a world of peace, equality, and freedom!"