TCHAPPA ?
Expulsées de leur campement lors de la dernière mise à l'abri le 27 octobre, plus de 200 personnes n'ont pas pu monter dans les bus et attendent toujours une solution d'hébergement à La Chapelle.
Pendant trois jours, elles ont été contraintes de rester sur un bout de trottoir, encerclées par des gendarmes qui confisquaient leurs tentes et matelas. Trois jours passés sur un simple morceau de carton, sans aucune ressource, à garder l’espoir d’une mise à l’abri promise la veille. Les policiers décidaient à leur guise de l’accès aux toilettes situées de l’autre côté de la rue. Les parcs, où se trouvait l’eau, ont été fermés pour empêcher toute installation.
Malgré cela, des associations étaient présentes jour et nuit pour partager, soutenir, orienter et organiser des distributions.
Depuis le 30 novembre, ces 200 personnes, principalement originaires d’Afghanistan, ont pu se réinstaller sous le même tunnel du métro de La Chapelle, avec la même question sur toutes les lèvres : “Tchappa ?” — qui signifie « mise à l’abri » en pachto.
TCHAPPA ?
Evicted from their camp during the last shelter operation on 27 October, more than 200 people were unable to board the buses and are still waiting for accommodation in La Chapelle.
For three days, they were forced to stay on a piece of pavement, surrounded by police officers who confiscated their tents and mattresses. Three days spent on a simple piece of cardboard, without any resources, hoping for the shelter promised the day before. The police decided at their discretion who could use the toilets across the street. The parks, where there was water, were closed to prevent anyone from settling there.
Despite this, associations were present day and night to share, support, guide and organise distributions.
Since 30 November, these 200 people, mainly from Afghanistan, have been able to resettle under the same La Chapelle metro tunnel, with the same question on everyone's lips: ‘Tchappa?’ — which means ‘shelter’ in Pashto.