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Sénégal, l'or de Kedougou entre espoir et poussières
Dans un nuage de fines poussières, les triporteurs et motos de marques chinoises pétaradent sans répit afin de transporter la cohorte de jeunes orpailleurs improvisés - majoritairement des hommes. La mine artisanale est loin en brousse, plus d'une heure de piste. Le programme est simple : creuser un trou afin de récolter des sacs de gravats. Ces derniers sont ensuite concassés dans un vacarme toujours plus poussiéreux. Tamisés, les amas de poussières laissent apparaître un cordon de particules dorées : l'or, enfin. Il faut ensuite ajouter du mercure dans la batée afin d'agglomérer le précieux métal dont le prix de vente (75 euros le gramme) sera à partager entre tous les travailleurs de cette longue chaîne d'extraction artisanale. Malgré des ressources avérées, l'enrichissement des sénégalais et ressortissants de pays voisins venus là en quête d'un avenir meilleur, reste un mirage.
Senegal, the gold of Kedougou between hope and dust
In a cloud of fine dust, tricycles and motorcycles of Chinese brands are constantly peeking to transport the cohort of improvised young gold miners - mostly men. The artisanal mine is far in the bush, more than an hour of track. The program is simple: dig a hole to collect bags of rubble. The latter are then crushed in an increasingly dusty noise. Sifted, the dust clusters reveal a string of golden particles: gold, finally. Mercury must then be added to the batée in order to agglomerate the precious metal whose sale price (75 euros per gram) will be shared among all workers of this long artisanal extraction chain. Despite proven resources, the enrichment of Senegalese and nationals from neighbouring countries who came there in search of a better future remains a mirage.