Camelôs des plages brésiliennes
Au Brésil, un vendeur ambulant est généralement appelé un camelô. Plus d’un demi-million de Brésiliens tirent aujourd’hui leurs revenus de la vente de nourriture dans les rues ou sur les plages. Cette activité connaît un fort essor, car elle ne nécessite pratiquement aucune formation : nul besoin de diplôme pour préparer et vendre un repas. Les vendeurs acquièrent rapidement les bases de ce métier, souvent choisi après une reconversion vers des emplois peu qualifiés. La crise touchant la quasi-totalité de la population, cette restauration de rue séduit aussi les consommateurs grâce à ses prix abordables. « C’est pour nourrir ma famille que je suis devenu vendeur ambulant », témoigne l’un d’eux. Cette économie crée de nombreux emplois, mais souvent précaires et moins protecteurs, sans assurance chômage ni protection sociale. Si le voyageur européen s’étonne de la présence des camelôs, les habitants les considèrent comme un élément du quotidien, indispensable à la vie des plages.
Peddlers on Brazilian beaches
In Brazil, a street vendor is generally called a camelô. More than half a million Brazilians now earn their living by selling food on the streets or on beaches. This industry is booming because it requires virtually no training: no degree is needed to prepare and sell a meal. Vendors quickly learn the basics of this trade, which they often choose after transitioning from low-skilled jobs. With the economic crisis affecting nearly the entire population, street food is also appealing to consumers thanks to its affordable prices. “I became a street vendor to feed my family,” says one of them. This economy creates many jobs, but they are often precarious and offer little security, with no unemployment insurance or social security. While European travelers may be surprised by the presence of street vendors, locals consider them a part of everyday life, indispensable to beach life.