A Maffia Fora
Plus de 1500 personnes se rendirent à la manifestation organisée par les collectifs Massimu Susini et A maffia no, a vite iè le 8 mars 2025 à Ajaccio. Malgré la présence de la jeune société corse et de certains élus, le sursaut collectif ne paraît pas assez important face à l'urgence de la situation en Corse, et pourtant, c'est la première fois depuis des années que la conscience de l'emprise mafieuse est aussi présente dans les esprits. La manifestation s'est tenue huit jours après le vote par l'Assemblée de Corse d'une délibération sur la lutte contre les pratiques mafieuses, et après le premier colloque organisé à Cargèse sur le sujet notamment en présence de l'un des préfets. Malgré quelques prises de paroles, le nombre de personnes et surtout l'absence de certains partis politiques indépendantistes et nationalistes interrogent sur un sujet qui devrait, pour beaucoup de gens, être le combat de tous sur l'île. Pourtant, marcher, en tant que jeunes corses, portant la bandera , dans les rues d'Ajaccio était pour beaucoup déjà, une certaine forme de courage et un début prometteur dans une société de plus en plus divisée.
A Maffia Fora
More than 1,500 people attended the demonstration organized by the Massimu Susini and A maffia no, a vite iè collectives on March 8, 2025, in Ajaccio. Despite the presence of Corsican youth and certain elected officials, the collective outcry does not seem significant enough given the urgency of the situation in Corsica, and yet this is the first time in years that awareness of the mafia’s grip has been so prevalent in people’s minds. The demonstration took place eight days after the Corsican Assembly voted on a resolution regarding the fight against mafia practices, and following the first symposium held in Cargèse on the subject, notably attended by one of the prefects. Despite a few speeches, the number of participants and, above all, the absence of certain pro-independence and nationalist political parties raise questions about an issue that, for many people, should be a common cause for everyone on the island. Yet, for many young Corsicans, marching through the streets of Ajaccio carrying the bandera was, in itself, an act of courage and a promising start in an increasingly divided society.