La Tour de l'Age d'or, premier Ehpad à cuisiner 100 % bio et local
À Termes-d’Armagnac, dans le Gers, la maison de retraite La Tour de l’Âge d’or est devenue le premier Ehpad à cuisiner exclusivement bio et local. Menacé de fermeture en 2023, cet établissement associatif de 24 places a été repris par la diététicienne Véronique Champomier qui a fait un pari simple : replacer l’alimentation au cœur du soin.
Avant, 40 % des denrées étaient gaspillées et les repas provenaient d’une cuisine centrale. Aujourd’hui, les menus sont élaborés au rythme des saisons et des producteurs du territoire. Les résidents participent à l’épluchage, les restes sont valorisés, les légumineuses ont remplacé les produits transformés.
En six mois, les pensionnaires ont repris en moyenne 2,3 % de leur poids corporel, les laxatifs ont été supprimés et le coût du repas a paradoxalement baissé, passant de 13,02 € à 11,63 € par jour et par résident.
Avec un budget annuel de 750 000 euros, dont 65 000 consacrés à l’alimentation, l’établissement prouve qu’un modèle plus vertueux est possible, même en milieu rural. Au-delà du bio, cette initiative raconte comment la cuisine peut devenir un outil de dignité, de santé et de lien social entre générations, entre résidents et soignants, et avec les agriculteurs du village.
La Tour de l'Age d'Or, the first nursing home to cook 100% organic and local food
In Termes-d'Armagnac, in the Gers region, the La Tour de l'Âge d'Or retirement home has become the first nursing home to cook exclusively with organic and local produce. Threatened with closure in 2023, this 24-bed non-profit establishment was taken over by dietician Véronique Champomier, who made a simple bet: to put food back at the heart of care.
Previously, 40% of food was wasted and meals came from a central kitchen. Today, menus are designed according to the seasons and local producers. Residents help with peeling, leftovers are recycled, and pulses have replaced processed products.
In six months, residents regained an average of 2.3 % of their body weight, laxatives were eliminated, and, paradoxically, the cost of meals fell from € 13.02 to € 11.63 per day per resident.
With an annual budget of € 750,000, including € 65,000 for food, the establishment proves that a more virtuous model is possible, even in rural areas. Beyond organic food, this initiative shows how cooking can become a tool for dignity, health and social ties between generations, between residents and carers, and with the village's farmers.