Entre traditions et libertés : les cafés tunisois pendant Ramadan
Au deuxième jour du mois de Ramadan, les cafés de la capitale tunisienne présentent un paysage contrasté, entre établissements fermés et autres restés ouverts pendant la journée.
Certains cafés ont choisi de fermer leurs portes durant les heures de jeûne, par respect pour l’atmosphère spirituelle du mois. D’autres poursuivent leur activité normalement, accueillant des clients non-jeûneurs ou ceux qui préfèrent s’installer à l’intérieur, à l’abri des regards.
Cette situation, qui se répète chaque année, relance le débat autour des traditions, des libertés individuelles et de l’organisation de l’espace public durant le Ramadan. Entre respect des sensibilités religieuses et droit d’exercer une activité commerciale, les cafés deviennent le reflet de la diversité des positions au sein de la société tunisienne.
Durant la journée, les rues paraissent plus calmes qu’à l’accoutumée, avant que la ville ne retrouve progressivement son animation à l’approche de l’iftar.
Between Tradition and Freedom: Tunis Cafés During Ramadan
On the second day of Ramadan, cafés across the Tunisian capital display a contrasting scene, with some establishments closed during the day while others remain open.
Certain cafés have chosen to shut their doors during fasting hours, out of respect for the spiritual atmosphere of the holy month. Others continue operating as usual, serving non-fasting customers or those who prefer to sit indoors, away from public attention.
This recurring situation reignites discussions each year about traditions, individual freedoms, and the management of public space during Ramadan. Between respect for religious sensitivities and the right to conduct business, cafés reflect the diversity of perspectives within Tunisian society.
During the day, the streets appear quieter than usual, before gradually regaining their liveliness as iftar approaches.