À Sartène Paul Félix Benedetti et sa défense s’expriment sur l’affaire judiciaire
Cinq jours après sa mise en examen, Paul-Félix Benedetti s’est exprimé publiquement pour la première fois lors d’une conférence de presse d’environ 45 minutes organisée dans l’ancien tribunal d’instance de Sartène, devant une centaine de soutiens. Il était accompagné de son avocate, Me Alijia Fazai-Codaccioni, et du maire de Zerubia, Jean-Claude Lucchini.
La défense a vivement contesté le traitement judiciaire et médiatique de l’affaire. Me Fazai-Codaccioni a notamment demandé l’annulation de la mise en examen et annoncé le dépôt de trois plaintes visant la gendarmerie, le médecin ayant examiné la victime présumée et la procureure de la République d’Ajaccio. Elle a également remis en cause les conditions dans lesquelles le parquet a communiqué publiquement sur la procédure.
Jean-Claude Lucchini a pour sa part évoqué ce qu’il considère comme une « chasse aux sorcières » visant certains élus. Paul-Félix Benedetti a ensuite dénoncé un « mensonge savamment construit » et contesté les conditions de son interpellation ainsi que le déroulement de la procédure. Il affirme n’avoir jamais commis de violences à l’encontre de sa compagne.
Le 2 octobre, le parquet d’Ajaccio avait annoncé sa mise en examen pour violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail n’excédant pas huit jours ainsi que pour refus de remise de la convention de déchiffrement d’un moyen de cryptologie. Paul-Félix Benedetti est placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec la victime présumée et de se présenter à son domicile. L’instruction judiciaire se poursuit.
Paul Felix Benedetti and his defence address judicial case in Sartene
Five days after being placed under formal investigation Paul Felix Benedetti spoke publicly for the first time during a press conference lasting around 45 minutes at the former district court in Sartene before approximately one hundred supporters. He was accompanied by his lawyer Alijia Fazai Codaccioni and Zerubia mayor Jean Claude Lucchini.
The defence strongly challenged the judicial and media handling of the case. Fazai Codaccioni said she was seeking the cancellation of Benedetti’s formal investigation status and announced that three complaints had been filed against the gendarmerie the doctor who examined the alleged victim and the Ajaccio public prosecutor. She also challenged the circumstances in which prosecutors publicly communicated about the ongoing proceedings.
Jean Claude Lucchini described what he considers to be a witch hunt targeting certain elected officials. Paul Felix Benedetti then denounced what he called a carefully constructed lie and challenged both the circumstances of his arrest and the conduct of the proceedings. He said he had never committed violence against his partner.
On October 2 the Ajaccio public prosecutor announced that Benedetti had been placed under formal investigation for intentional violence resulting in a period of incapacity not exceeding eight days as well as for refusing to provide the decryption convention for a cryptographic device. He remains under judicial supervision and is prohibited from contacting the alleged victim or going to her home. The judicial investigation remains ongoing.