Les rockabillies de Nagoya
Si certaines bottes sont faites pour marcher, d'autres le sont pour danser. Et ce ne sont pas celles de ces trois rockers, maintenues à grands renforts de tours de scotch, qui diront le contraire.
Le rockabilly a fait son entrée au Japon à la fin des années 50, après le traumatisme de la Seconde Guerre Mondiale. Très vite, les jeunes nippons, et plus particulièrement Tokyoites, en ont repris les codes pour mieux les intégrer à la culture japonaise : c'est la naissance du mouvement Roller-zoku dans les années 70.
Bien que le mouvement ait depuis largement perdu de sa notoriété, il reste toujours quelques groupes reconnaissables à leur look - cuir noir, banane gominée et bottines - continuant à danser sur des places, comme ici à Nagoya.
Tout est une question d'être cool, d'améliorer ses mouvements, et de savoir rouler sa mèche. Le Rock'n'roll ne meurt jamais.
The rockabillies of Nagoya
While some boots are made for walking, others are made for dancing. And the boots worn by these three rockers, held together with layers of tape, are no exception.
Rockabilly arrived in Japan in the late 1950s, after the trauma of the Second World War. Very quickly, young Japanese people, especially Tokyoites, adopted its codes and integrated them into Japanese culture: this was the birth of the Roller-zoku movement in the 1970s.
Although the movement has since lost much of its notoriety, there are still a few groups recognisable by their look – black leather, slicked-back hair and ankle boots – continuing to dance in squares, as here in Nagoya.
It's all about to act cool, improve your move, and be able to roll up your quiff. Rock “n” roll never dies.