Athènes : Marcher pour les morts de la mer Égée
Le 5 février 2026, des centaines de personnes se rassemblent et marchent dans le centre d’Athènes pour dénoncer les politiques migratoires de la Grèce et de l’Union européenne, à la suite du naufrage de Chios. Une collision entre les garde-côtes grecs et une embarcation transportant des réfugiés a causé la mort d’au moins quinze personnes, dont des enfants.
Depuis la place Syntagma et à travers le centre-ville, la manifestation se déploie de nuit, entre slogans scandés au mégaphone, cortèges compacts et dispositifs de maintien de l’ordre. Les images montrent une ville sous tension : foules denses, forces antiémeute en surveillance, moments de silence et de détermination collective.
Cette série s’attache autant aux gestes visibles de la protestation qu’aux marges — regards, attentes, présences discrètes — révélant une atmosphère où colère, deuil et revendication politique se mêlent dans l’espace public athénien.
Athens: Marching for the Dead of the Aegean Sea
On February 5, 2026, hundreds of demonstrators gathered and marched through central Athens to protest Greek and European migration policies following the deadly Chios shipwreck. A collision between the Greek Coast Guard and a refugee boat resulted in at least fifteen deaths, including children.
From Syntagma Square and through the city centre, the protest unfolded at night, marked by chants amplified by megaphones, dense crowds and visible riot police monitoring the march. The photographs capture a city under strain — moments of confrontation, vigilance and solidarity framed by urban infrastructure and artificial light.
The series focuses not only on the visible dynamics of protest but also on its edges: isolated figures, silent pauses and watchful presences, reflecting how grief, anger and political resistance occupy Athens’ public space.