Un lieu mémoriel pour les personnes victimes d' abus dans l'Église
Inauguration de l'Ermitage du Saint-Sépulcre, lieu mémoriel pour les personnes victimes d' abus dans l'Église, présidée par Mgr Jean-Paul James, archevêque de Bordeaux, a Bordeaux, Gironde, France, 13 Mars 2026.
Pensé comme un lieu de réflexion et de mémoire pour les personnes victimes d’abus physiques et psychologiques dans l’Église catholique, l’Ermitage du Saint-Sépulcre témoigne d’une prise en considération d’une réalité longtemps restée dans le silence.
Cédric Martinez prend la parole. À plus d’un titre. D’abord comme victime. Violé et agressé sexuellement par un catéchiste pendant trois ans dans sa jeunesse, il a transformé ce traumatisme en combat d’une vie.
Aujourd’hui engagé au sein de l’association Mouv’Enfants (Mouvement de lutte contre toutes les formes de violences faites aux enfants ) , il témoigne publiquement. À 45 ans, il se tient comme une vigie. Pour lui, la honte doit changer de camp et le combat passe par la parole. Il affirme qu’il n’existe « pas de question taboue ». Le temps des secrets doit prendre fin.
« La mémoire des victimes ne doit pas rester enfermée dans la pierre d’un monument ou dans le texte d’une cérémonie (…) Les victimes sont des personnes vivantes. Et la reconnaissance ne se mesure pas seulement à des paroles ou à des gestes symboliques »
Extrait du discours de cédric Martinez le 13/03/2026 Action Catholique des Enfants de Gironde, Maison Saint Louis Beaulieu à Bordeaux
A memorial site for victims of abuse within the Church
Inauguration of the Hermitage of the Holy Sepulcher, a memorial site for victims of abuse within the Church, presided over by Archbishop Jean-Paul James of Bordeaux, in Bordeaux, Gironde, France, on March 13, 2026.
Conceived as a place of reflection and remembrance for victims of physical and psychological abuse within the Catholic Church, the Hermitage of the Holy Sepulcher bears witness to the acknowledgment of a reality that has long been silenced.
Cédric Martinez speaks out. In more ways than one. First, as a victim. Raped and sexually assaulted by a catechist for three years during his youth, he has transformed this trauma into a lifelong struggle.
Now active in the Mouv’Enfants association (Movement to Combat All Forms of Violence Against Children), he speaks out publicly. At 45, he stands as a watchman. For him, shame must shift sides, and the fight is waged through speech. He asserts that there are “no taboo questions.” The time for secrets must come to an end.
“The memory of victims must not remain locked in the stone of a monument or in the text of a ceremony (…) The victims are living people. And recognition cannot be measured solely by words or symbolic gestures.”
From Cédric Martinez’s speech on March 13, 2026, at the Catholic Children’s Action of Gironde, Maison Saint Louis Beaulieu in Bordeaux