« 1 prof pour 35 élèves, 5 CRS pour 1 élève » Manifestation Lycéenne à Bordeaux
À Bordeaux, le 13 octobre 2026, des lycéens ont défilé dans le centre-ville, de la place de la Bourse a la place de la victoire. Ils dénoncent le manque de moyens, les classes surchargées et l’incertitude sur leur avenir. Les pancartes, faites main sur du carton, mêlent colère, ironie et références à Mai 68. Le cortège a aussi attiré des syndicalistes, des élus en écharpe, des militants écologistes et des passants venus les soutenir, dans une ambiance de fête, avec même un break dance improvisé devant la foule.
Dans l’après-midi, la tension monte autour de la place de la Victoire. Des poubelles brûlent, des groupes masqués se forment, les gaz lacrymogènes envahissent les rues et les terrasses, et les forces de l’ordre se déploient derrière leurs boucliers. Au milieu des fumées, la vie continue : un serveur se protège le visage, un cycliste traverse la place. Le slogan « Plus de gaz jetés que de profs » prend alors tout son sens.
“1 teacher for every 35 students, 5 CRS officers for every 1 student” High School Student Protest in Bordeaux
In Bordeaux, on October 13, 2026, high school students marched through downtown, from Place de la Bourse to Place de la Victoire. They protested the lack of resources, overcrowded classrooms, and uncertainty about their future. The signs, handmade on cardboard, blended anger, irony, and references to May ’68. The procession also drew union members, elected officials wearing sashes, environmental activists, and passersby who came to show their support, all in a festive atmosphere—there was even an impromptu breakdance performance in front of the crowd.
In the afternoon, tensions escalated around Place de la Victoire. Trash cans were burning, masked groups were forming, tear gas filled the streets and outdoor seating areas, and law enforcement officers took up positions behind their shields. Amid the smoke, life went on: a waiter shielded his face, a cyclist crossed the square. The slogan “More tear gas than teachers” took on its full meaning at that moment.