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Cariocas , derrière les paillettes
« Cariocas, derrière les paillettes » est un projet photographique à long terme qui documente la comparsa (troupe) Cariocas de Vallesco (Santa Cruz de Tenerife, Espagne), allant au-delà du Carnaval, depuis leurs premières répétitions jusqu'aux festivités elles-mêmes.
Il met en lumière l'effort invisible, le sacrifice physique, la rareté des ressources et la force de l'engagement collectif.
Sara, l'une des membres, se blesse pendant une répétition. Même en douleur, elle danse jusqu'à la fin de la performance officielle pour ne pas décevoir ses coéquipiers, qui se préparent depuis plus de sept mois. Ce n'est qu'après que tout est terminé qu'une ambulance l'emmène à l'hôpital.
Avec des ressources limitées, les Cariocas comptent sur des espaces qu'ils peuvent, occasionnellement, obtenir grâce à une collaboration institutionnelle. Ce n'est pas toujours facile : ils doivent attendre, persister et s'adapter à tout ce qui leur est proposé—une salle de sport, un théâtre vide ou un entrepôt industriel abandonné—souvent dans des conditions moins qu'idéales et en plein hiver. Même ainsi, ils chargent leur équipement d'un endroit à l'autre et continuent.
Les images révèlent plus que des répétitions ou des défilés : elles montrent une communauté diverse—de 18 à 60 ans—unie par l'amitié, l'effort et le patrimoine culturel transmis des mères aux enfants.
« Cariocas : Behind the Glitter » nous montre que la comparsa est, avant tout, une famille qui crée, endure et brille depuis les marges.
Cariocas: Behind the Glitter
“Cariocas: Behind the Glitter” is a long-term photopraphic project that documents the Cariocas comparsa (troupe) from
Vallesco (Santa Cruz de Tenerife, Spain), going beyond Carnival, from their first rehearsals to the festivities themselves.
It showcases the invisible effort, the physical sacrifice, the scarcity of resources, and the strength of collective commitment.
Sara, one of the members, gets injured during a rehearsal. Even in pain, she dances until the end of the official
performance so as not to let down her teammates, who have been preparing for more than seven months. Only after it’s
over does an ambulance take her to the hospital.
With limited resources, Cariocas relies on spaces that, on occasion, they can secure through institutional collaboration. It’s
not always easy: they have to wait, persist, and adapt to whatever they’re offered—a gym, an empty theatre, or an
abandoned industrial warehouse—often in less-than-ideal conditions and in the dead of winter. Even so, they load their
equipment from one place to another and keep going.
The images reveal more than rehearsals or parades: they show a diverse community—from 18 to 60 years old—united by
friendship, effort, and the cultural heritage passed from mothers to children.
“Cariocas: Behind the Glitter” shows us that the comparsa is, above all, a family that creates, endures, and shines from
the margins.