Ce qu'il reste des souvenirs de vacances
Que reste-t-il des souvenirs de vacances ? On se rappelle des amours éphémères, du clapotis de la mer, des fêtes traditionnelles dans les rues, de la lumière des couchers de soleil. On sent encore les odeurs de cuisines des grands-mères, d’ici et de là-bas. Et, gravés dans nos coeurs, les nouveaux lieux explorés durant ces précieux congés, les voyages vers l’inconnu, tout près ou lointains. Ces longues journées d’été, ce temps suspendu de l’année qui nous semble à la fois long et si court. Une fois terminé, que reste-t-il ? Dans le flou de nos mémoires, un voile de couleurs chaudes, la sensation du sable fin bouillant sous nos pieds, de celle du plongeon dans l’eau fraiche ou de la simple contemplation du rythme lent qui s’écoule. Le son de la musique jouée dans les rues tard le soir et le brouhaha des foules joyeuses nous maintiennent dans cette euphorie des jours heureux. Durant quelques temps, nous nous imprégnons le plus possible de ce que l’on veut se souvenir des « vacances » avant de retourner dans le quotidien des derniers mois de l’année. On se laisse aller, à la détente pour certains, à l’intensité de la vie pour d’autres. On priorise nos envies, on se tourne vers le plaisir, vers ce qui nous fait du bien. On tente le plus possible de mettre sur pause le quotidien, les tracas, le passé et les mois à venir. On s’abandonne dans l’ivresse de ces instants faits sur mesure pour n’en retenir que le meilleur.
What remains of holiday memories
What remains of our holiday memories? We remember fleeting romances, the lapping of the sea, traditional street festivals, and the light of sunsets. We can still smell the aromas from grandmothers’ kitchens, here and abroad. And, etched in our hearts, are the new places explored during those precious holidays, the journeys into the unknown, whether near or far. Those long summer days, that suspended moment in the year that seems both long and so short. Once it’s over, what remains? In the haze of our memories, a veil of warm colours, the sensation of fine, hot sand beneath our feet, the feeling of diving into cool water, or simply contemplating the slow rhythm of time passing. The sound of music playing in the streets late at night and the hubbub of cheerful crowds keep us in that euphoria of happy days. For a while, we soak up as much as we can of what we want to remember from our « holidays » before returning to the daily grind of the final months of the year. We let ourselves go – some into relaxation, others into the intensity of life. We prioritise our desires, turning towards pleasure, towards what makes us feel good. We try as much as possible to put daily life, our worries, the past and the months ahead on hold. We lose ourselves in the exhilaration of these tailor-made moments, taking only the best from them.