RECONSTRUIRE•
Des incendies de l'été 2026, il restera d'abord des images de flammes, de fumée et de cendres. Elles ont fait le tour des écrans en quelques jours. Ce qui vient après ne circule jamais : les mois et les années de travail, de décisions et d'efforts qu'il faut pour remettre un territoire debout.
C'est ce temps-là que ce travail regarde.
Pendant un an, Reconstruire suit les femmes et les hommes qui réparent Le Porge et son territoire. La forêt d'abord, avec l'exploitation des bois brûlés, l'arrachage et les premières replantations. L'eau ensuite, devenue le risque nouveau : lacs, crastes, fossés, zones humides, et les inondations qu'un sol nu ne retient plus. Puis tout ce qui fait qu'une commune redevient vivable : les réseaux électriques, la voirie, les évacuations, l'assainissement, le bâti public et les maisons.
Ce n'est pas l'inventaire exhaustif d'une reconstruction, c'est le récit d'un moment de territoire. Ce que le feu oblige à réapprendre, et ce qu'une commune décide de faire de ce qu'il en reste. Car il ne s'agit pas seulement de remettre en état : il s'agit d'adapter; la forêt, l'eau, les usages; à ce qui reviendra.
REBUILD•
What will remain of the summer 2026 wildfires, first of all, are images of flames, smoke and ash. They travelled across every screen within days. What comes afterwards never circulates: the months and years of work, decisions and effort it takes to put a territory back on its feet.
That is the time this work looks at.
Over the course of a year, Reconstruire follows the men and women repairing Le Porge and its territory. The forest first, with the salvage logging of burnt timber, the clearing of stumps and the first replanting. Then water, which has become the new risk: lakes, drainage channels, ditches, wetlands, and the floods that bare ground no longer holds back. Then everything that makes a commune liveable again: power lines, roads, drainage, sanitation, public buildings and homes.
This is not the exhaustive inventory of a reconstruction, but the account of a moment in the life of a territory. What the fire forces people to relearn, and what a community decides to do with what is left. Because it is not simply a matter of putting things back: it is a matter of adapting — the forest, the water, the uses of the land — to what will come again.