S'ouvrir à la lutte
Samedi s'ouvrait l'Acte III des grandes manifestations parisiennes de convergence des luttes contre la vie chère, pour la suppression de Parcoursup, pour davantage de justice sociale, pour la défense des services publics et j'en passe.
J'étais en retard, sur le point de rejoindre le cortège en milieu de parcours (après les autorisations / interdictions qui avaient occupé la soirée de la veille et abouti à un parcours Porte de Bagnolet / Porte de Charenton).
Au moment de prendre ma correspondance, je vois 3 jeunes femmes un peu égarées avec des cartons vierges au bout des bras. Hésitantes sur le chemin à prendre, perdues sur leurs téléphones à la recherche d'informations.
Intriguée, je n'ai pas pu m'empêcher de les aborder.
Etudiantes en études supérieures, elles venaient pour la première fois manifester, encore loin des codes de confort que cette activité peut exiger, jolis sacs à mains sur l'épaule et manucure impeccable, elles "détonaient" d'une certaine façon.
Pourtant, elles représentaient à mon sens toute la nouveauté de ce mouvement issu des lycéens : aujourd'hui, jeunes ou vieux, tranquilles ou ultra politisés, tout le monde peut se retrouver boulevard des Maréchaux un samedi pour manifester, des lunettes de piscine au bout du bras au cas.où ça dégénèrerait.
Cette série c'est leur manif. Dans leurs yeux, encore jeunes et frais.
Embracing the struggle
Saturday marked the start of Act III of the major Parisian demonstrations bringing together various struggles against the high cost of living, for the abolition of Parcoursup, for greater social justice, for the defence of public services, and so on.
I was running late, about to join the march partway through (following the authorisations and bans that had dominated the previous evening and resulted in a route from Porte de Bagnolet to Porte de Charenton).
Just as I was about to catch my connection, I spotted three young women looking a bit lost, holding blank placards. They were unsure which way to go, scouring their phones for information.
Intrigued, I couldn’t help but approach them.
As university students, they were taking part in a protest for the first time; still far removed from the practicalities that such an activity can entail, with pretty handbags slung over their shoulders and immaculate manicures, they ‘stood out’ in a way.
Yet, in my view, they embodied the very novelty of this movement that began with secondary school pupils: today, young or old, laid-back or highly politicised, anyone can gather on the Boulevard des Maréchaux on a Saturday to demonstrate, with swimming goggles at the ready in case things get out of hand.
This series is about their protest. In their eyes, still young and fresh.