Elles parmi eux
« Une femme n’a rien à faire dans un vestiaire d’hommes » une phrase souvent entendue dans le sport de haut niveau, mais depuis quelques années les lignes commencent à bouger. Sur les 36 équipes de 1ère et 2ème division (staff sportif et médical confondus) 2 femmes étaient recensées en 2020, on en compte 5 aujourd’hui soit 3,5%.
Candice est la préparatrice physique du club de Gravelines-Dunkerque (1ère division nationale). Elle porte la mission de préparer les joueurs physiquement et accompagne le groupe professionnel quotidiennement sur la musculation et la réathlétisation. Elle est la 1ère femme à intégrer le staff sportif dans l’histoire du Club.
Charlotte est la kinésithérapeute de l’équipe professionnelle de basket masculin d’Orléans (2ème division nationale). Du haut de son 1m62, elle est la garante de l’intégrité physique des joueurs et au centre de la performance. Rééducation, prévention, ou encore récupération, elle accompagne les 12 joueurs au quotidien et occupe un poste important dans ce club aux grandes ambitions.
Lauriane entraine l’équipe professionnelle masculine du STB Le Havre, actuellement en 3ème division (N1) avec l’ambition de retrouver l’Elite. C’est l’une des rares femmes entraineur que l’on retrouve dans les hautes sphères du basket masculin. La saison dernière, elle a raté de peu l’accession en 2ème division, elle serait alors devenue la première femme coach du basket masculin Elite.
Toutes trois sont salariées de leur club respectifs, elles ont su trouver leur place et gagner la confiance des dirigeants, staff sportif et des joueurs, bousculant au passage idées reçues et discrimination de genre. Face à leurs homologues masculins, elles prouvent qu’elles ont leur place dans ces milieux fermés.Le monde du sport est encore en retard sur les égalités paritaires, enfermé dans du machisme et sexisme ordinaires encore présents. Toutes trois ont, à un moment de leur carrière, subit de la discrimination et ont dû se dresser contre et ne pas flancher.
Quelques clubs professionnels de haut niveau ouvrent la voie du changement et font le choix de la mixité dans leur staff techniques, sportifs ou médicaux. A l’instar de Charlotte, Candice ou Lauriane seule la compétence prime.
Women among them
“A woman has no place in a men’s locker room” is a phrase often heard in elite sports, but in recent years things have started to change. Of the 36 teams in the first and second divisions (including both sports and medical staff), only 2 women were counted in 2020; today there are 5, representing 3.5%. Candice is the strength and conditioning coach for the Gravelines-Dunkerque club (National First Division). She is responsible for preparing the players physically and works with the professional team daily on strength training and rehabilitation. She is the first woman to join the club’s coaching staff. Charlotte is the physiotherapist for the Orléans men’s professional basketball team (National Second Division). Standing at 1.62 meters tall, she is responsible for the players’ physical well-being and plays a central role in their performance. Rehabilitation, injury prevention, and recovery—she supports the 12 players daily and holds a key position in this ambitious club. Lauriane coaches the STB Le Havre men's professional team, currently in the third division (N1), with the ambition of returning to the top tier. She is one of the few female coaches at the highest levels of men's basketball. Last season, she narrowly missed promotion to the second division, which would have made her the first female coach in elite men's basketball. All three are salaried employees of their respective clubs. They have found their place and earned the trust of management, coaching staff, and players, challenging preconceived notions and gender discrimination along the way. Facing their male counterparts, they prove they belong in these traditionally closed circles. The world of sports still lags behind in terms of gender equality, trapped in the everyday machismo and sexism that persist. All three have, at some point in their careers, experienced discrimination and had to stand up against it and not give in. A few top-level professional clubs are leading the way in this change and are choosing diversity within their technical, sporting, and medical staff. Like Charlotte, Candice, and Lauriane, only competence matters.