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Ne me cherchez plus qu'ailleurs
Désormais iode, bise, granite et kersantite.
Roches déchiquetées. Herbes rases et bruyères sauvages.
Le Ponant. Les îles. L’ailleurs.
Le tumulte du monde s’est tu, laissant battre le bruit du vent et de la mer.
Imprégnée du froid océanique, je photographie les maisons enveloppées dans la nuit, tenant tête aux tempêtes d’hiver.
Seuls quelques fidèles restent sur les îles pendant les « mois noirs », comme on aime à nommer ici les mois d’hiver. Ce sont des vies décalées saturées de mer, que de rares rencontres laissent entrevoir. Certains disent qu’ils font route pour Avalon, cette île entre mythe et éternité, qui ne figure sur aucune carte et où le roi Arthur aurait trouvé refuge.
Une vieille femme ramende des filets au fond d’un garage. Deux jeunes poncent des coques et doublent des amarres. Ailleurs un homme de livres s’occupe de moutons et travaille parfois. Une autre encore est revenue s’installer ici, après des années d’absence, pour élever un troupeau d’ânes. Le travail est pénible et rude, le vent chargé de sel s’insinue partout, jusque dans les âmes.
Ils font désormais corps avec cet âpre coin de terre face à l’océan, immense.
Ne me cherchez plus qu'ailleurs
Désormais iode, bise, granite et kersantite.
Roches déchiquetées. Herbes rases et bruyères sauvages.
Le Ponant. Les îles. L’ailleurs.
Le tumulte du monde s’est tu, laissant battre le bruit du vent et de la mer.
Imprégnée du froid océanique, je photographie les maisons enveloppées dans la nuit, tenant tête aux tempêtes d’hiver.
Seuls quelques fidèles restent sur les îles pendant les « mois noirs », comme on aime à nommer ici les mois d’hiver. Ce sont des vies décalées saturées de mer, que de rares rencontres laissent entrevoir. Certains disent qu’ils font route pour Avalon, cette île entre mythe et éternité, qui ne figure sur aucune carte et où le roi Arthur aurait trouvé refuge.
Une vieille femme ramende des filets au fond d’un garage. Deux jeunes poncent des coques et doublent des amarres. Ailleurs un homme de livres s’occupe de moutons et travaille parfois. Une autre encore est revenue s’installer ici, après des années d’absence, pour élever un troupeau d’ânes. Le travail est pénible et rude, le vent chargé de sel s’insinue partout, jusque dans les âmes.
Ils font désormais corps avec cet âpre coin de terre face à l’océan, immense.