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Marie Tihon

Yoldayiz (On our way)

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Taib a lancé sa propre compagnie d'investissement immobilier. Jasmine a repris des études d'ingénieur en environnement qu'elle réussit brillamment. Maisa, passionnée de musique, a créé une chorale pour réunir les amoureux du chant peu importe leurs origines et Reem s'investit corps et âme pour fournir une aide psychologique aux Syriens. Ils vivent à Istanbul et parlent couramment le turc. Ils sont tous réfugiés syriens.
La Turquie accueille près de trois millions de réfugiés syriens. Cette problématique est source de vives tensions et de fortes craintes qui caractérisent depuis quelque temps les relations entre Turcs et Syriens.
Ce nombre croissant de déplacés a bien entendu des conséquences démographiques et socio-économiques pour l'ensemble de la Turquie et plus particulièrement dans la métropole d'Istanbul où vivent actuellement plus de 350 000 réfugiés syriens. Contraints de fuir leur pays pour rester en vie, les Syriens sont difficilement acceptés.
Le mot réfugié a désormais une connotation très négative. Et c'est comme si on les condamnait à une vie de misère et d'attente forcée avant de pouvoir rentrer en Syrie.
Les conditions de vie pour les Syriens qui arrivent en Turquie sont extrêmement dures (difficultés à trouver un logement, exploitation au travail, barrière de la langue, quasi-impossibilité de régulariser leur statut, etc.).
Mais la réalité des réfugiés syriens ne se limite pas aux milliers de familles qui vivent dans des camps. Il suffit d'observer la communauté syrienne implantée à Istanbul pour comprendre qu'ils tentent par tous les moyens de recommencer une nouvelle vie. Ils sont sur le chemin de la résilience.