1 / 15
slider mode (15) — sheet mode (15) — fullscreen mode (15)

 

Matthieu rosier

Sirnak "La RĂ©sistante"

→  commander un tirage papier

A Sirnak, il y a deux villes, un peuple, une lutte et des montagnes.
En journée tout semble banal, la vie s'organise comme dans n'importe quelle autre ville. Les magasins accueillent les clients, les gens occupent les trottoirs, on boit le thé à l'ombre des arbres et la mosquée chante.
Tout autour notre regard s'arrête sur les lignes bien dessinées des montagnes, Cudi, Gabar embrassent/engloutie les pavés de la ville dans ses couleurs jaune et verte. Mais cette Sirnak paisible baisse le rideau bien tôt et ses rues se vident bien plus vite que ne disparait le soleil. Seul quelques civils bravent le couvre feu, un calme étrange s'installe.
Ces derniers résistants nocturnes rentreront bien vite et laisseront place aux silhouettes masquées des fighters du YGD-H. Les affrontements contre la police et les militaires Turcs peuvent alors commencer.
La deuxième Sirnak violente et meurtrière se reveille alors et nous rappelle brutalement que la majoritĂ© des villes du Kurdistan turc vivent une guerre civile depuis le dĂ©but du moi d'aoĂ»t. Depuis qu'elles se sont levĂ©es contre le gouvernement turque en se dĂ©clarant en « auto-gouvernance. Â» 
Le même scénario se repette chaque jours et Sirnek, la résistante ne faiblie pas. Les intensités des affrontements varie selon l'actualité des autres villes également assiégé. Silvan à été dévasté par l'armée alors ce soir Sirnak sera sévère. La lutte est collective et les rumeurs fusent autant que les balles et le bruits des balles laisse place aux bruits des larmes.
Encore un jeunes hommes tuĂ©, civil ou fighters la frontière est flou, mais le resultat est le mĂŞme une balle dans la tĂŞte.  Il s'appelait Adem et avait 17 ans.
Alors la journĂ©e suivante tous les magasins de la ville fermeront et un millier de personnes se rĂ©uniront  pour l'enterrement. Comme un symbole un simple mur de bĂ©ton sĂ©pare le cimetière de la base militaire turc et Adem se retrouve Ă  5 mètres d'une tour de contrĂ´le, d'oĂą, les yeux d'un soldat scrutent discrètement la cĂ©rĂ©monie.
Le soir même toujours dans un esprit d'auto-défense les fighters préparent la contre attaque et s'arment lourdement, ils sillonnent les rues de la villes tirent dans le vides et lancent des feu d'artifice pour en découdre avec les forces de l'ordre. Cette fois ci la police ne répondra pas et ne sortira pas de ses forteresses, le territoire est alors bien gardé et la nuit sera plus calme.