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Matthieu rosier

Un village Bozo en plein coeur de Bamako

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Les Bozos sont un peuple semi nomade qui vit de la pêche et du ramassage de sable. Ils sont considérés au Mali comme les maîtres et les gardiens du fleuve, ils pérpétuent des techniques, des connaissances et des croyances ancestrales. Leur mode de vie social, spirituel et économique est intimement lié au fleuve Niger. 

«Ce sont des enfants Bozos, ils connaissent mieux le fleuve que la route?le goudron là bas ce n?est pas bon, c?est dangereux?» me disait un homme du village.

Le village Bozo de Badlabougou à Bamako tente de résister face à l?avancée de la ville moderne. Certaines familles sont là depuis des générations mais ces trentes dernières années la superficie du village a fondu sous les fondations des villas et des hôtels. La vue du fleuve attise les projets immobiliers ambitieux et aujourd?hui le village est à peine plus grand qu?un terrain de football. 

Leur zone de pêche est également en périle, le poisson se raréfie, le barrage de Sélingué situé à 140 kilomètres en avale empêche le poisson de remonter le Niger. L?exploitation de plus en plus intensive de l?or malien accélère grandement la pollution des eaux et menace directement la faune et la flore fluviales.

Les Bozos vivent en  communauté, c?est une grande famille, autonome dont la seule économie est de vendre le poisson. Très peu d?enfants sont scolarisés, quelques un vont à l?école coranique mais le taux d?alphabétisation reste très très faible. Pour la majorité des enfants les perspectives d?avenir se limitent à la pêche pour les hommes et à la vente pour les femmes.

Il y a six ans, est né le projet commun entre l?assossiation Karama et Envol Education d?ouvrir une école pour les enfants du village sur l?île Dialagun au milieu du fleuve. Une école adaptée au mode de vie Bozo. «Ils ressentent le besoin de scolariser les enfants pour leur avenir mais ils n?ont pas confiance en l?école publique» me disait Béatrice professeure bénévole pour l?assossiation. 

La première classe de l?école a ouverte le 01 décembre 2017 et affiche déjà complet. Quanrante enfants âgés de six à dix ans vont maintenant à l?école tout les matins de la semaine. Mieux vaut aller à l?école en pirogue qu?en voiture, «le goudron là-bas, c?est dangeureux»

Reportage sur le fleuve entre le village et l?école, ses élèves et ses habitants.

L?association Karama a lancé un Crowd Funding pour la construction de la deuxième classe.
Pour y participer:
https://www.helloasso.com/associations/karama/collectes/tous-pour-l-education-des-enfants-bozo