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Fred Marie

Une forêt tombe, Toulouse s'embrase

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Suite à la mort du militant écologiste toulousain Rémi Fraisse, tué par une grenade offensive le 26 octobre 2014, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes de France, notamment à Toulouse le 1er et 8 novembre.
Ayant pour but de dénoncer la violence policière, ces dernières ont violemment dégénéré et les forces de l'ordre ont transformé la Ville rose en champ de bataille, plantant le décor pour de véritables scènes de guérilla urbaine. La ZAD, « zone à défendre » n'est plus seulement à Notre-Dame-des-Landes, où à Sivens, elle est désormais à Toulouse, en plein centre ville.
Certains militants se changent en casseurs pour revendiquer cette nouvelle étape. Ils vandalisent banques et vitrines. Les forces de l'ordre répondent par des tirs aveugles de grenades lacrymogènes. Les toulousains sont pris en otages au coeur de ces scènes de guérilla entre militants et gendarmes mobiles.
La « violence policière », dénoncée par les manifestants s'étale au grand jour quand une femme est projetée sur le sol, les rangers d'un CRS sur sa tête, ou encore lorsqu'une autre, d'une soixantaine d'année reçoit une salve de gaz dans les yeux pour s'être tenue droite, face au bouclier d'un CRS casqué et en armure.
Ce n'est seulement que le début de cette nouvelle histoire qui risque de faire vaciller un ordre de plus en plus dénoncé et critiquée. Rémi Fraisse, dont le corps a finalement été rendu à ses parents, plus de 15 jours après la mort du jeune homme de 21 ans, semble être devenu un martyr de la contestation sociale qui grandit de jour en jour en France et un peu partout en Europe.