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Fred Marie

Welcome to Kidal

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Cela fait maintenant plus de 5 ans que la France est en guerre dans le Sahel. L'opération extérieure « Barkhane » qui a fait suite à « Serval » (en 2013) est le principal théâtre sur lequel est engagé l'armée française, encore à l'heure actuelle.
Plus de 4500 hommes et femmes sont déployés dans la BSS (bande sahélo-saharienne) avec pour mission de lutter contre les GAT, les groupes armés terroristes, dissimulés dans la population. 

Le pays le plus concerné par Barkhane est le Mali, même si le conflit s'étend à d'autres pays comme le Niger, le Tchad, le Nigéria ou encore le Burkina Faso.

Plusieurs emprises militaires françaises structurent le territoire, notamment la petite base avancée de Kidal (400 militaires) dans le Nord du pays, non loin de l'Algérie. 

Lors de notre arrivée à Kidal en hélicoptère NH90, la verdure du Sahel laisse place à des paysages plus rocailleux et arides. Nous sommes aux portes du désert de l'Adrar des Ifoghas. Cependant il ne faut pas s'y tromper, la saison des pluies bat son plein et les routes sont fréquemment impraticables pour cause d'inondation. 

Mais les caprices de la météo ne sont pas les seuls dangers de cette région. Ici les tirs de mortiers des GAT interviennent en moyenne tous les 2 mois et plutôt le matin tôt ou en fin d'après-midi. Ce qui force les occupants de la base avancée à se lever très tôt le matin, en général vers 4h30. 
Dans les petites bases avancées comme ici à Kidal, ce sont les soldats eux même qui s'occupent des tâches du quotidien, comme le ménage, la nourriture ou encore la lessive. L'ambiance est conviviale et plutôt intimiste. 

La journée du soldat en Opex commence quasiment systématiquement par une séance de sport et s'enchaînent avec différentes missions, de protection de la base ou de patrouille aux alentours.

Les soldats de Barkhane sont le plus souvent possible au contact de la population. Des actions humanitaires sont régulièrement effectuées, notamment à travers de l'assistance médicale et une aide à l'éducation. Cela leur permet également de prendre le pouls de la population, régulièrement menacée par les groupes armés terroristes de représailles en cas de connivence avec les soldats français.