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Fred Marie

Thomas Misrachi, journaliste tout terrain

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Son quotidien, d'habitude, c'est la vie parisienne, l'actualité, les écrans d'ordinateur, les plateaux TV...

Mais de temps en temps, Thomas Misrachi enfile le treillis et empoigne le Famas ou le HK416 pour se glisser dans la peau d'un militaire.

Auteur et co-réalisateur de « Embarqué » (diffusé sur la chaîne TV RMC Découverte) mais aussi journaliste et présentateur chez BFM, Thomas a une double vie, pleine d'adrénaline.

Nous l'avons suivi dans son quotidien de journaliste à Paris puis dans les Pyrénées pour son immersion avec les commandos parachutistes de l'Armée de Terre...

Pour ce huitième opus de « Embarqué », Thomas se glisse dans la peau d'un soldat parachutiste et va en profiter pour faire le grand saut...

Au programme : intégrer une compagnie de combat sur l'opération « Acynonix », la principale manoeuvre annuelle de la 11e Brigade Parachutiste de l'Armée de Terre.

Pendant plus d'une semaine, Thomas va vivre comme un soldat et endurer le froid glacial, la fatigue extrême et devoir s'intégrer dans le groupe pour réussir la mission.

Interview de Thomas Misrachi : 

« Embarqué » c'est une émission de divertissement, de reportage.
J'ai envie que cette émission permette aux gens de passer du bon temps mais aussi d'apprendre des choses et peut être de voir les choses un peu différemment, de la même manière que moi aussi j'ai appris à le faire.

J'incarne dans cette émission car cela donne de la perspective au téléspectateur. J'essaie de me mettre au niveau et je n'y arrive pas souvent... ça fait partie du jeu. 
L'idée c'est de montrer que ces gars on des boulots de malades ! 

On montre la difficulté du métier et c'est ma seul légitimé à incarner cette émission. L'idée c'est de montrer un civil pas particulièrement physique, ni habile de son corps dans un milieu où les gars sont entraînés, savent ce qu'ils font et notamment des choses difficiles. 

Je suis un point de perspective et c'est tout, l'incarnation ne vaut que si elle a un sens.

Je n'étais ni pro ni anti armée avant de travailler avec les soldats et me retrouver sur les terrains de guerre. 
J'ai découvert tout ça et c'est une fenêtre qui s'est ouverte sur un monde que je connaissais mal et sur lequel, comme beaucoup de gens j'avais des idées préconçues.

Il y a une méfiance réciproque des journalistes envers l'armée, car pour des raisons évidentes l'armée ne peut pas tout dire.

N'importe quel journaliste avec deux neurones comprend que lorsqu'on touche au secret défense et à la sécurité opérationnel, évidemment les mecs en face ne vont pas tout vous dire, sinon ils se mettraient en danger eux-même. 

Après, notre boulot c'est de le comprendre mais ce n'est pas de l'accepter, il faut aller chercher des infos d?une façon ou d'une autre. »

Si tu as pas peur, je pense que tu n'es pas un bon soldat... et tu es un idiot, parce que souvent, la moindre erreur peut être fatale.

J'ai peur tout le temps. Même après huit émissions !

Personne ne me force à faire ce que je fais, donc une fois que tu y vas, tu ne te démotives pas et tu le fais. 

Je fais tout pour qu'il ne m'arrive pas de problème et si cela arrive, on verra, voilà ce que je me dis. Il y a des choses que tu ne peux pas anticiper mais tu peux essayer de faire en sorte que ça n'arrive pas.

Avec les paras c'était très très dur ! 

Le manque de sommeil et le froid m'ont massacré...

Les treillis ont gelé tellement il faisait froid et les gardes de nuit étaient interminables. 
J'étais au delà de la fatigue et je me suis dit que j'allais mourir là. 

Au début ça les a fait doucement sourire puis ils ont vu que j'étais pas bien. Comme c'était des pros, ils se sont occupés de moi, j'étais rarement seul. 

Ils m'ont aidé à passer ce cap des 48 premières heures où tu vas très mal, que tu ne dors pas, que tu as mal et froid. 
Tu as besoin du groupe tout le temps. 

Seul tu ne peux pas résister, il y a des obstacles à passer uniquement en groupe.

A chaque émission il y a un meilleur moment de tournage, c'est le clap de fin parce que je sais qu'on a un bon film et que tout s'est bien passé.

Tu fais des choses, tu vois des choses que personne d'autre ne fait ou ne fera jamais, c'est ça qui est formidable dans ces émissions. Tu es dans des endroits que personne d'autre où que très peu de gens verront. 
Tu vis des expériences folles. 

J'ai fait des grappes en hélicoptère, j'ai fait des ascensions sur des parcours complètement dingues comme la voie de l'inconscient à Djibouti. 
Le désert malien, la Centrafrique c'est formidable... Le sud de la Libye c'est dingue... L'Amazonie c'est spectaculaire. 

Qui a la chance dans une vie de voir tout ça ? 
Et de le voir seul.. Car tu n'es pas dans un car de touristes pour faire ça... et en plus on te paye ! 

Le journalisme n'est pas un métier que tu es obligé de faire. Tu peux faire beaucoup d'autres choses, tu gagneras 10 fois plus d'argent, tu vivras très probablement mieux, tu auras une vraie vie de famille... mais quand même... quel bonheur !