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Wilfrid Estève

Marketing politique

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Dans le combat d'image qu'est une élection, un concept expérimenté et poussé à son extrême aux Etats-Unis, le « marketing politique » s'est imposé en France en 2005. Nicolas Sarkhozy avait à l'époque, adressé à 300.000 personnes le premier "emailing" politique de l'histoire et le Front national ouvert sa permanence au coeur de Second Life.
Si on affirmait jusqu'à présent que le débat d'idées constitue le cœur d'une élection et que la forme, ne devait pas prendre le pas sur le fond, qu'en est-il aujourd'hui ?
Faux suspense, mises en scène, jeux de mots… Des sondages et des consultants qui se multiplient, des couvertures people de magazines qui se succèdent. Le débat public laisse désormais la place au show médiatique.
Au coeœur de ce processus, l'image. Lors des meetings, les photographes se retrouvent encadrés dans des « périmètres de sécurité » desquels leurs clichés seront forcément plus lisses et flatteurs.
Sous le contrôle des directeurs de communication ou assujettie à la censure des attachés de presse, l'image des personnalités publiques est en voie de privatisation. C'est dans cette optique que j'ai proposé à une vingtaine de personnalités de se prêter au jeu de l'autoportrait et de pousser à son maximum ce processus.
Une règle simple : s'emparer de son image à travers une carte blanche. Le politique devient acteur de son portrait et le photographe spectateur de la scène.
Ma participation était élémentaire, apporter la poire et laisser le naturel revenir au galop. A la question, l'image fait-elle le candidat, le président ou le politique ? Delphine Batho, Julien Dray, Roland Castro Jacques Lang, Jean-Marie Le Pen, Noël Mamère, Arnaud Montebourg et Dominique Voynet ont répondu spontanément.