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Virginie Merle

Riga, La nature au coeur

Riga, nature at hearth

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Largement méconnue, malgré son entrée dans l'Union européenne voilà plus de dix ans, la Lettonie a su conserver un rapport privilégié avec la nature. Sa capitale, Riga, concentre près d'un tiers de la population, mais ses habitants sont au moins autant attachés au calme champêtre qu'à l'effervescence de la vie citadine.
A Riga, les parcs sont d'ailleurs en nombre. Ils forment une ceinture luxuriante, séparant la ville médiévale des grands boulevards. Parmi ces espaces de verdure, le Mezapark, l'une des premières cité-jardins d'Europe, qui a peu changé depuis sa construction. Maisons de campagne, circuits de randonnée, pistes cyclables, nageurs et plaisanciers profitant du lac, font toujours partie du paysage. Et un peu plus loin, reposent les morts. Dans ce pays, les cimetières se confondent en effet avec les sentiers de promenade, en forêt, en pleine nature.
L'attachement des Lettons à la nature transparaît également dans leurs loisirs. Aux premiers rayons de soleil, ils se mettent au vert. En été, on cueille des baies, attrape le poisson, avant de le faire griller sur la plage. En hiver, c'est sur la glace que l'on pêche, sur l'un des multiples lacs que compte le pays. La cueillette des champignons fait également partie des loisirs incontournables des Lettons. Et à peine s'éloigne-t-on de la capitale, que les habitants cultivent eux-mêmes fruits et légumes dans leur potager. D'immenses serres viennent souvent occuper les jardins.
Cette relation à la terre n'est pas sans lien avec l'histoire du pays. Après cinquante ans de collectivisation durant l'ère soviétique, posséder sa propre parcelle est synonyme de liberté pour nombre de Lettons. Et l'industrialisation intensive les a rendu d'autant plus enclins à un retour aux sources. Le respect de la nature fait partie de l'identité même des Lettons. Les mythes païens et animistes, se sont d'ailleurs maintenus dans la culture populaire, notamment à travers les dainas, chants traditionnels et ode à la nature.

 

In Riga, there are many parks. They form a lush belt, separating the medieval city from the main boulevards. Among these green spaces is the Mezapark, one of the first garden cities in Europe, which has changed little since its construction. Country houses, hiking trails, bicycle paths, swimmers and boaters enjoying the lake are still part of the landscape. And a little further on, the dead rest. In this country, cemeteries merge with walking paths, in the forest, in the middle of nature.
The Latvians' attachment to nature is also reflected in their leisure activities. At the first rays of sunshine, they go green. In summer, they pick berries, catch fish, before grilling them on the beach. In winter, we fish on the ice, on one of the many lakes in the country. Mushroom picking is also one of Latvia's favourite pastimes. And as soon as you leave the capital, the inhabitants grow their own fruit and vegetables in their own gardens. Huge greenhouses often occupy the gardens.
This relationship to the land is not unrelated to the history of the country. After fifty years of collectivization during the Soviet era, owning one's own plot of land is synonymous with freedom for many Latvians. And intensive industrialization has made them all the more inclined to return to their roots. Respect for nature is part of the very identity of Latvians. Pagan and animist myths have been maintained in popular culture, notably through dainas, traditional songs and ode to nature.