1 / 20
slider modesheet modefullscreen mode

 

Virginie Merle

Micro-jardins d'espérance

→  commander un tirage papier
EN | FR

Dans les camps de réfugiés syriens au Liban.
Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, le Liban pays voisin est un des premiers pays à accueillir et à faire face à l'afflux massif de réfugiés. Non loin de la frontière syrienne dans la plaine de la Bekaa, de nombreux camps de réfugiés se sont formés dans cette zone aride du Liban. Les O.N.G. locales et internationales tentent de trouver des solutions afin de permettre aux habitants des camps, coincés sans papiers dans ce petit bout de territoire de continuer à vivre et à garder espoir. Faire des cultures de petits potagers afin d'apporter de la nourriture et garder la conscience du temps qui passe est une des maigres solutions à leur disposition mais qui apparait comme vitale.

La fratrie humanitaire.

Zoé et Ferdinand Beau sont deux volontaires français arrivés un peu par hasard au Liban, mais qui ont décidé de se lancer dans un projet agricole au Domaine de Taanayel, une ferme située dans la Bekaa. Passionnés par la terre mais aussi par les gens rencontrés : des paysans syriens et libanais qui tentent tant bien que mal de produire des produits de qualité. Ils travaillent avec un Syrien, Walid, pour réaliser un jardin expérimental avec des semences bios récoltées dans la Méditerranée en développant un réseau entre agriculteurs libanais et syriens afin de partager les semences et récolter gratuitement les fruits et légumes issus de ce jardin. Walid est aussi présent dans des camps de réfugiés afin d'aider à mettre en place des "jardins urbains", de plus en plus installés dans les camps informels de réfugiés syriens dans la Bekaa. Certaines  organisations internationales telles que Solidarités International et locales comme S.O.I.L.S. (association dont le but est de développer l'agriculture durable et bio) permettent à des groupements de tentes de lancer leurs micro- jardins afin de pouvoir faire pousser leurs propres légumes, fruits et herbes aromatiques, créer des coins d'ombre grâce aux plantes grimpantes et rendre la vie dans les camps un peu meilleure.
Texte : Florence Massena, journaliste française à Beyrouth
 

Inside the syrian refugies camps in Lebanon
Since the beginning of the war in Syria in 2011, neighboring Lebanon is one of the first countries to welcome and cope with the massive influx of refugees. Near the Syrian border in the Bekaa plain, many refugees camps have been formed in this arid zone of Lebanon. Local and international NGOs are trying to find solutions to help the inhabitants of the camps, without legal papers, in this small piece of territory to continue to live and to keep hope.
Cultivate some small vegetable gardens for having food and  keeping a notion of  passing time is one of the limited solutions, but one that appears to be vital.

Humanitarian siblings.

Zoé and Ferdinand Beau are two French volunteers who arrived by chance in Lebanon but decided to embark on an agricultural project at the Taanayel domain, a farm in the Bekaa plain. Passionate about the land but also about the people : Syrian and Lebanese peasants who try to produce quality products. They work with Walid, a syrian, to create an experimental garden with bios seeds harvested in the Mediterranean by developing a network of Lebanese and Syrian farmers to share the seeds and harvest the fruits and vegetables from this garden free of charge.
Walid is also present in refugee camps to help set up "urban gardens", increasingly set up in the informal camps of Syrian refugees in the Bekaa. Some international organizations such as Solidarités International and Local like S.O.I.L.S. (An association whose goal is to develop sustainable and organic agriculture) allow groups of tents to launch their micro-gardens in order to grow their own vegetables, fruits and aromatic herbs, create shadow area thanks to climbers plants and make life a little better in the camp.