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Tien Tran

Zaatari, la vie au milieu du désert

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La crise syrienne n'en finit plus de durer. Partout, les réfugiés syriens arrivent. En Europe mais aussi en Jordanie, à côté du village de Zaatari, dans un camp situé à 20 km de la frontière syrienne. Ils sont 80 000 à attendre que cette guerre finisse.

« Insh Allah, nous rentrerons en Syrie », murmure Abu Ayman, dans sa caravane. Tous. Tout les syriens qu'a vu défiler le camp depuis 3 ans cultivent l?espoir de rentrer. Mohamed montre la télévision. Un reportage sur la présence russe sur le territoire. « La guerre va continuer longtemps », dit-il. Il tire sur sa cigarette avant d?ajouter. « Même si l'on rentre, tout est détruit, tout est fini. Nous ne reverrons jamais plus la Syrie que nous avons connu ».

Ils attendent. Il n'y a presque que cela à faire. Attendre à la station de police pour obtenir une permission de sortie, attendre pour recevoir le pain quotidien, attendre pour aller voir le médecin, attendre que la guerre se termine. Ce n'est qu'une question de temps avant que ne soit mis un terme aux règles spécifiques qui entourent les réfugiés syriens. Elles s'assouplissent déjà. Les caravanes ont remplacé les tentes. Les commerces ont fleuri. La ville entre dans un état transitoire alors que la guerre continue de faire rage en Syrie et qu'une issue politique ou armée semble hypothétique.

Reportage réalisé au nord de la Jordanie en Octobre 2015, avec le soutien logistique d'ACTED.

Founded in July 2012, the Zaatari refugee camp in Jordan started out with a collection of tents and one caravan set up by the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR).

Within three years, the camp has evolved into a city, with its own regulations, its own economy and its own aspirations? Caravans have replaced the tents. Businesses have been set up. It is now one of the largest refugee camps in the world.

Over 80,000 Syrians live there, just 20 kilometres away from the country they have been forced to flee.

Much of their time in this camp is spent waiting. There is little else they can do. They wait at the police station to receive a permit to leave the camp, they wait to receive their daily bread, they wait to see a doctor, they wait for the war to come to an end.