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Théo Rouby / Photography

Les derniers bâtisseurs de cathédrales de Futuna  /  Texte / Planche / Slide

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Cette série de photographies sur Les Derniers Bâtisseurs de Cathédrales propose une immersion dans un petit bout de France insoupçonné. Futuna, un confetti posé de l'autre côté du planisphère, au coeur de l'Océan Pacifique.



Elle nous mène d'abord à travers des chantiers d'un autre âge, où l'on travaille encore à la gloire de Dieu, pieds nus et sans aucune protection, souvent à des hauteurs vertigineuses.



Elle raconte aussi le quotidien d'une petite société océanienne, confrontée à l'exode massif des jeunes et la pénurie d'emplois. Dans ce contexte, la construction d'églises maintient la cohésion de la communauté. Ces chantiers disproportionnés ne sont pas seulement une affaire de religion. Ils perpétuent une forte organisation collective et la transmission de nombreux savoirs. Ils sont le dernier ciment d'un mode de vie qui s'effrite, sous la forte influence du monde extérieur.



En suivant les bâtisseurs de Futuna dans leur vie quotidienne, mon projet était de toucher, à travers un reportage humain, les transformations qui tiraillent de nombreuses petites îles d'Océanie. Mon travail questionne en filigrane le lien à la terre, les notions de développement ou de pauvreté.

J'ai réalisé l'intégralité de cette série en vingt-et-un jours. Mais elle contient plusieurs années de vie dans le Pacifique.

Pour toutes les photos de chantier, je n'ai pas détaché la focale 28 mm de mon appareil. Le grand angle mettait en valeur les perspectives des bâtiments et les cadrages géométriques. De plus, cet objectif me forçait à m'approcher au plus près des sujets.



Je dois dire que ce choix a été, dans un premier temps, une petite épreuve pour moi qui ne suis pas très à l'aise en hauteur. Mais il me semblait inconcevable de prendre ces photos de loin. D'abord parce que je préfère photographier de très près, dans le mouvement et l'interaction maximale. Et puis aussi parce que je trouvais naturel de partager un peu de l'engagement de mes hôtes. Je crois que cet effort a été récompensé par la sympathie reçue en retour. Il a largement facilité mon introduction parmi ces bâtisseurs. La plus grosse difficulté a finalement été de composer avec de nombreux contre-jours et le temps très changeant de Futuna, alternant en permanence entre un ciel chargé et des éclaircies écrasantes.



Les îles du Pacifique n'offrent pas toujours les paradis promis par les cartes postales.