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Teo Becher / Photography

Teo Becher

teobecher[at]gmail.com

bruxelles (Belgium), Villers-lès-Nancy (France)

Téo Becher vit et travaille entre Bruxelles et Nancy, sa ville d'origine. Titulaire d'un baccalauréat de photographie obtenu à l'ESA "Le 75" en 2014, Téo explore diverses dimensions de la photographie documentaire.

Pour Téo, tout travail artistique vient d'abord de soi, d'une expérience qui nous est propre qui permet l'émergence de sens et d'authenticité pour mieux se tourner vers les autres. Passer du regard personnel à l'universel en quelque sorte et, de cette manière, essayer de dégager certaines problématiques afin de les questionner. Le travail de Téo se doit d'être engagé, par conviction et par besoin profond. Mais impossible sans s'y investir tout entier. 

De l'intime au paysage, il travaille uniquement à l'argentique, exploitant les capacités de la chambre technique et du moyen format. Ce procédé lui permet de prendre du recul sur les événements et d'analyser au mieux les images qui en ressortent. 

Les deux séries présentés ici vont graduellement du plus ancien au plus récent.



Tuk Time est un travail sur un petit village Inuvialuit du Grand Nord canadien : Tuktoyaktuk. Téo tente de raconter, au travers de ce village, l'histoire des peuples du Nord, confrontés avec intensité à la culture occidentale depuis environ un siècle et demi, alors qu'ils vivaient isolés depuis des centaines d'années. Téo s'intéressa ici au paysage en tant que lieu habité : il n'y a même pas un siècle, les Inuvialuit étaient nomades, ils n'habitaient pas un lieu en s'y fixant mais en le parcourant de long en large, au gré des troupeaux de caribous qu'ils chassaient. Puis ils ont été contraints à la sédentarisation. Comment ressentent-ils donc leur habitat aujourd'hui ?

Les Sommets Inhabitables constitue son plus récent travail, amorcé en janvier, et envisagé sur le long terme. Téo y explore la montagne aujourd'hui en France, comment on l'exploite mais aussi comment on la vit en tant qu'environnement naturel à part entière, dans une dimension presque animiste. Derrière le paysage habité, c'est l'espace vierge sur lequel Téo s'interroge, l'inatteint et l'inatteignable. Dans un milieu où la nature nous rappelle quotidiennement qu'on ne la maîtrise pas et dans un monde où nous maîtrisons tout, comment l'habitat est-il pensé et ressenti ?