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Rafael Yaghobzadeh

Un siècle de prières - Arménie

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Mon grand père paternelle, s'appelait Ardavaz Babayan, nĂ© Ă  Mardin en Anatolie, entre 1915 et 1917, il a dĂ» fuir avec ses parents la Turquie pour se rĂ©fugier en Iran Ă  TĂ©hĂ©ran. Notre nom de famille originalement Ă©tait Babayan, pour Ă©viter d'autres persĂ©cutions et pour assurer un meilleur avenir aux prochaines gĂ©nĂ©rations, le nom fĂ»t changĂ© pour Yaghobzadeh. Mais suite Ă  la rĂ©volution islamique en 1979, mon grand-père armĂ©niens et ma grand-mère assyriennes ainsi que leurs deux filles ont dĂ» fuirent Ă  nouveau vers une nouvelle terre de paix, cette fois-ci Ă  Los Angels aux Etats-Unis. 

Le 24 avril 2015, les armĂ©niens ont commĂ©morĂ© le centenaire du gĂ©nocide de son peuple en 1915, perpĂ©trĂ© par les Turcs ottomans, une tragĂ©die au coeur de l'identitĂ© armĂ©nienne qu'Ankara refuse de reconnaĂ®tre. La veille, l'Eglise armĂ©nienne avait canonisĂ© les victimes du gĂ©nocide : un million et demi de personnes. La plus importante canonisation collective jamais dĂ©cidĂ©e par une Eglise chrĂ©tienne.
Le 25 et 26 avril, les armĂ©niens ont continuer d'affluer vers les sites commĂ©moratifs et les Ă©glises pour se recueillir, plus d'un millions d'armĂ©niens venue tout monde entier Ă©taient prĂ©sent. Trois gĂ©nĂ©rations après la ferveur, la peine et la mĂ©moire ne se sont pas effacĂ©s, la conscience collective de ce passĂ© douloureux forge et renforce ainsi l'identitĂ© armĂ©nienne. Un siècle plus tard, l'ArmĂ©nie se relève, le visage de l'ArmĂ©nie est dĂ©sormais tournĂ© vers la prĂ©sent et ouvre les yeux pour avancer vers la lumière.