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Raphael Kessler

France - Rassemblement contre la transphobie et la précarité étudiante à Paris

France - Rally against transphobia and student precariousness in Paris

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"Mercredi soir, Doona, une étudiante trans, a mis fin à ses jours à la gare Saint-Roch à Montpellier. Cette jeune femme avait déjà lancé plusieurs appels à l?aide sur les réseaux sociaux. De plus, ses problèmes étaient connus du service médical de l?Université Paul Valéry (médecin de la médecine préventive), et de l?hôpital Lapeyronie. Elle avait, en effet déjà fait plusieurs tentatives de suicide chez elle à la Cité Universitaire Vert-Bois, dont les équipes étaient au courant.
Lors de ses prises en charge à l?hôpital, elle a subi une maltraitance médicale importante due à la transphobie du personnel soignant, ce qui l?a poussée à s?enfuir avant d?avoir reçu tous les soins adaptés. Nous tenons à rappeler que la transphobie médicale institutionnalisée pousse nombre de personnes trans à ne plus aller consulter, que ce soit médecin généraliste ou urgences, ce qui nuit considérablement à leur santé ! Ça a été le cas de Doona qui depuis ces épisodes traumatiques à l?hôpital, n?a plus jamais voulu retourner aux urgences, alors que sa santé mentale se dégradait de plus en plus.
Suite à ces hospitalisations fréquentes, le CROUS lui a explicitement dit que si elle retentait de se suicider, ils lui retireraient son logement et ses bourses. Le jour même, elle mettait fin à ses jours. Encore une fois, l?État, à travers le personnel médical, maltraite les personnes trans. Il précarise les étudiant-e-s, dégrade leur santé mentale, parfois jusqu?au suicide. A travers la transphobie et la psychophobie institutionnalisées, l?Etat est directement responsable de la mort de Doona."

"On Wednesday evening, Doona, a trans student, took her own life at the Gare Saint-Roch in Montpellier. This young woman had already made several calls for help on social networks. In addition, her problems were known to the medical service of the University Paul Valéry (doctor of preventive medicine), and the Lapeyronie hospital. Indeed, she had already made several suicide attempts at home at the Cité Universitaire Vert-Bois, of which the teams were aware.
During her care at the hospital, she suffered significant medical abuse due to the transphobia of the nursing staff, which led her to run away before receiving all the appropriate care. We would like to remind you that institutionalised medical transphobia leads many trans people to stop going to see a general practitioner or emergency room, which is very damaging to their health! This was the case of Doona who, since these traumatic episodes in hospital, has never wanted to go back to the emergency room, even though her mental health was deteriorating more and more.
Following these frequent hospitalisations, the CROUS explicitly told her that if she tried to commit suicide again, they would take away her housing and her grants. On the same day, she took her own life. Once again, the state, through the medical staff, mistreats trans people. It makes students vulnerable and degrades their mental health, sometimes to the point of suicide. Through institutionalised transphobia and psychophobia, the state is directly responsible for Doona's death".