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Patricia Huchot-Boissier

OLIVIER LOUIS DE LA MICRO FERME URBAINE DE L ORMEAU

OLIVIER LOUIS FROM THE URBAN FARM MICRO OF L ORMEAU

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Témoignage de vie.

Rencontre avec Olivier Louis de la Ferme Urbaine de l'Ormeau.

Ancien informaticien, il s'est reconverti dans l'agro-écologie. « Produire plus pour récolter moins », une philosophie à vie du vivant. Là, sur son tracteur gros motoculteur d'occasion de 1972, il déroule son chemins... Il exerça plein de métiers, dont il fut souvent lassé. Le plus long fut graphiste développeur, 20 ans à peu près, à la fois free-lance et salarié dans plusieurs entreprises, des Agences SS2I...

"Voilà, et j'ai toujours en fait dans ma précédente vie fais le jardin, mes parents faisaient le jardin, on a toujours eu des moutons, voila on avait une forme d'autonomie, j'ai un peu grandi la dedans... Et donc je regardais ce terrain et petit a petit l'idée a commencé a mûrir, je me voyais l'avoir ce terrain et puis me lançais dans l'horticulture, le maraichage... Mais ce qui m'a surtout convaincu de le faire, ça a été cette rencontre, autour de 2013/2014, avec ce messieurs de La Salvetat Belmontet à qui j'achetais des plants puisque lui fait un peu la même activité horticole que moi ou plutôt je fais la même que lui, puisque lui fait ça depuis très longtemps..."

Comment cette rencontre ?

"Par pur hasard en fait, je suis allé chercher du fumier chez un gars qui avait passé une annonce comme quoi il donnait du fumier pour mettre dans le jardin, et je lui est demandé s'il ne connaissait pas quelqu'un qui vendait des plants, et il m'a envoyé chez ce monsieur et là ça a été une rencontre. C'est quelqu'un lorsque tu vas dans sa serre, déjà elle est magnifique, la variété de plantes... Et puis c'est quelqu'un qui en parle tellement bien de son métier, que ça m'a donné envie d'aller plus loin..."

Le déclic de créer quelque chose de suite viendra avec le temps... Il s'est rappelé combien il s'était senti bien dans sa serre... Son côté très détendu alors que lui se posait les questions habituelles, vais-je pouvoir en vivre, il s'en entend tellement, « Le bio c'est compliqué »...

"En réalité c'est faux complètement. De tout façon le bio c'est détruit par les pouvoirs publics, oui c'est fini, le bio n'existe plus, le bio on le fait venir de toute la planète. Le bio ça a été récupéré par les Super Marché et à partir du moment ou ils s'accaparent de quelque chose c'est terminé.  J'utilise bio pour Biologie plus que pour le label Bio. Et la je suis en démarche pour avoir le label Nature et Progrès, parce que ça correspond plus à ce que j'aspire."

"Un des doyens de l'agro-écologie chez qui j'ai fait des stages, et dont la devise est « Produire plus pour récolté moins », dans le sens où il laisse les espèces vivantes se servir, que ce soit les limaces, les chevreuils, les lièvres...
Il considère qu'il en a toujours suffisamment pour pouvoir vivre. J'ai été ravi d'y faire mon stage formation, j'ai appris beaucoup de chose, une démarche agro-écologique.  A la suite j'ai acheté ce terrain et puis l'année dernière en 2019, j'ai commencé à cultiver dessus. Le projet a démarré un peu avant parce que j'ai fait une formation dans un lycée agricole en 2018. Au printemps dernier j'ai fait des essaies, on a fait des plants qu'on a donné ou vendu à des ami(e)s, et puis de là, j'ai enclenché sur cette formation au Brevet de responsable de production d'atelier horticole, à Moissac (cfppa) et Montauban (Capou) où j'ai fait des supers rencontres. En particulier au niveau des profs dont un avec qui je garde le contact, c'est un peu mon expert technique aujourd'hui."

Son examen en mains, Olivier franchit le pas, s'installe, nous sommes en octobre 2019, et là, aujourd'hui, il en est à sa première saison horticole et maraichère « officielle » comme il dit.

 "L'activité horticole pour l'instant c'est très très positif, j'avais investi, n ayant pas d aide vu mon âge avancé (50 ans) , j'ai fait un financement participatif à travers une plateforme « MIIMOSA ». L'objectif initial de 5000 € est quasiment atteint, j'ai eu 3800 € sachant qu'il prenne une partie, ce qui m'a permis, avec mes fonds personnels et ceux de ma compagne, d'investir dans le matériel minimal pour commencer l'activité, mon soucis c'était de pouvoir dégager suffisamment de trésorerie pour pouvoir réenclencher une saison. Et la c'est le cas, donc j'ai plutôt le sourire déjà rien qu'avec la production horticole, c'est a dire la production de plants maraichers, aromatiques, médicinaux, et fleurs compagnes et comestibles, voilà maintenant le deuxième chapitre cette saison, la partie maraîchère, un complément de revenus qui va permettre de mettre du beurre dans les épinards comme on dis..."

Maraichage de plein champs cela va sans dire. Olivier ne veut absolument pas produire de légumes sous serres, et il insiste là dessus...

"Je trouve que ca n'a rien a voir, c'est pas la même profession déjà, et surtout je trouve qu'au niveau du goût les légumes de plein champs sont bien supérieur. De ce fait je suis obligé de faire avec les saisons et la saison dans la région de Montauban elle permet pas mal de choses et de cultiver un grand nombre de légumes, d'espèces végétale, et donc vue que j'ai très peu de terrain, j'essaie de densifier au maximum et de diversifier aussi, parce que je propose aussi des paniers l'été, directement vendu ici à la ferme. Les gens réservent, je fais sans abonnement, ceux qui veulent m'acheter un palier de légumes, il suffit qu'ils m'appellent le matin par exemple.
Je vais essayer de me consacrer cet hivers à développer un système de commandes en ligne pour me soulager un peu.
"

L'hivers en agriculture, c'est bien connu, le temps c'est compliqué, il y a aussi de l'entretiens, ça fait pas mal de travail...

"Oui sachant que cette année j'ai eu énormément de travail, il m'a fallu tout installé que ça soit la serre pour les plantes horticoles, les structures pour accueillir les tomates, l'arrosage, donc j'espère dégager du temps pour au moins organiser la partie commande en ligne qui va me servir d'ailleurs pour l'horticulture aussi au travers d'internet, et donc utilisé mes savoirs précédents à bon escient.
Les piquets de tomates, c'est une structure définitive, un peu dans la même veine qu'en arboriculture, c'est a dire des structures qui vont rester au même endroits... Alors certains diront, mais oui mais les rotations de cultures comment tu fais...  
Au niveau des tomates, j'ai pas vraiment besoin de faire de rotations de cultures parce que entre chaque culture je plante des couverts végétaux à l'automne et que je broie au printemps, et qui me permettent à la fois de laisser la vie prendre place et aussi de nourrir la terre.
"
 
C'est un cycle de vie qui est plus en harmonie  « avec le vivant »

"Oui, en fait c'est un échange avec le sol, pour avoir des bons légumes faut pas hésiter à nourrir les espèces dont on a besoin, que ce soit les champignons, les insectes du sol, les vers de terre qui on un rôle majeur dans les sols... Et pour cela il leur faut de l'azote et du carbone, et donc les couverts végétaux servent à apporter l'azote et la paille du carbone... Il faut à peu près quatre ans pour avoir une terre on va dire impeccable pour la culture, et mon objectif c'est vraiment le non travail du sol, à un moment donner je ne veux plus intervenir avec des engins sur le sol, c'est a dire que la terre va avoir une texture suffisamment développé pour n'avoir rien a faire sur le sol.
Donc c'est économie de travail, économie d'eau aussi puisque le fait aussi de fonctionner de la sorte nous donne une surface du sol qui est très vivante. Donc les insectes et autres animaux du sol, on va dire, s'occupent de créer l'humus, l'humidité nécessaire au développement des légumes... Il faut à peu près quatre ans de mise en place et après c'est quelque chose qui tourne...
"

Pour cela, l'utilisation de certaines plantes spécifiques, aux fonctions particulières sont nécessaire... Apres tu te sers de certaines plantes spécifiques...

"Oui, certaines plantes vont attirer des insectes auxiliaires, les insectes bénéfiques, les polinisateurs comme les abeilles, les coccinelles, elles aiment bien l'hivers l artichaut par exemple c'est un nid à coccinelles... L'hivers elles savent pas où se mettre et en fait quand on secoue le feuillage on trouve des coccinelles."

Comme quoi quand on laisse faire la nature elle se régule..
 
"Oui, nous le seul rôle qu'on peut avoir c'est de favoriser cette régulation en aménageant et en laissant des places, des zones en jachère, comme les coquelicots, laisser pousser 'herbes, la variété végétale finit par se réguler. Avec la tanaisie on peut faire des décoctions ou une infusion, de la même façon qu'on prépare un thé, on prépare une infusion avec cette herbe, on peut l'utiliser sous forme d'insecticide quand vraiment on a un parasite qui peut nuire à nos cultures. Elle a aussi une action répulsive contre la mouche de la carottes (Psila rosae), c'est a dire qu'en semant des carottes on plante de la tanaisie à proximité, l odeur dérange les parasites et du coup elles ne viennent pas pondre leurs larves sur les carottes."

D'autres exemples bon à savoir...

"Oui, comme les soucis, les cosmos, l'absinthe qui va attirer des pucerons, donc si on plante de l'absinthe à coté de culture qui sont sujettes à avoir des pucerons, ils vont préférer y aller. De la même manière si on veut ne pas être trop envahit de limaces il suffit de planter du colza, plante de la famille des Brassicacées, comme le choux, c'est un peu la plante fétiche des gastéropodes, du coup si on fait une zone avec du colza, ils vont préférés aller dans le colzas pour se nourrir plutôt que d'aller sur les cultures. Voilà il y pleins de démarches comme ca, il y pleins d'ingénieurs agronomes qui permettent de nous éveiller à toutes ces démarches."

Peut-on avoir des noms en fonction de leur domaine de références...

"Je pense à Gérard Ducerf, spécialisé dans les plante bio-indicatrices alimentaires et médicinales, c'est a dire que lui va également aux travers de ces recherches nous informer sur le besoin du sol... C'est a dire qu'en général lorsqu'une plante pousse à un endroit elle donne une indication, soit le sol est riche en azote soit le sol au contraire et pauvre, soit le sol est calcaire, soit le sol est acide... Chaque plante à un rôle, donne une indication...
Un autre, Konrad Schreiber, est vraiment un des fervents défenseurs du non travail du sol, il est également agronome, et puis dans le coin à Saint Gaudens il y a Laurent Velche, un personnage bien connu dans les marches toulousains, à l'Union. Il est maraicher et sa démarche est tout à fait louable aussi dans le sens où il est un peu dans toutes ces démarches du respect du vivant. Et j'en oublie, il y en a d?autres, on est pas dans le floue lorsqu'on s'engage dans l'agro-écologie, tout est documenté, expertisé et ça a fait ces preuves. Un personnage connu c'est Louis de Funès qui était un passionné de l'agro-écologie, on trouve des videos de lui évoquant sa démarche, son potager, un refuge pour lui...  ya des tas de gens comme ça qui était finalement des précurseurs de l'agro-écologie.
"

Et la permaculture ?

"Elle est en fait un peu une familiarisation de l'agro-écologie, sauf que dans la permaculture il y a tout et son contraire. Souvent ce n'est pas forcément des gens qui ont des bases agronomiques qui en parlent, parce que mettre de la paille ça ne suffit pas à faire de l'agro-ecologie. Si on se contente de mettre juste de la paille autour des légumes on créer des fins d'azote etc... et on a des légumes qui poussent difficilement. Souvent les gens ont du mal à réellement savoir, par faute de connaissance, ce qu'est réellement l'agro-écologie, c'est pour ça que je préfère utiliser ce terme parce que dans un contexte professionnel c'est celui qui convienne. Néanmoins ça reste assez similaire dans le sens où il  y a dans les deux cas la volonté de respecter le vivant."

En même temps ce travail, c'est pas seulement une profession, c'est aussi un mode de vie, un choix de vie...

"C'est même un renoncement à des tas de choses, ok on arrive à en vivre mais moi mon objectif n'est pas de m'enrichir, c'est un objectif d'épanouissement personnel et familial, tout le monde en profite. Quand on récolte comme hier soir des petits poids et des radis du jardin, qu'on se les fait en salade et qu'on se régale, ça n'a pas de prix et ça vaut beaucoup plus que 2500 € par mois. La richesse est la.
C'est une philosophie de vie, c'est un long travail de remise en question aussi sur tout ce monde consumériste qui nous mène finalement à rien, pour ne pas dire à notre perte. C'est ce qui m'a fait abandonner l?informatique et puis pour la première fois de ma vie je fais quelque chose de très très éprouvant physiquement, j'ai 50 balais et quel plaisir, quel plaisir, je n'ai jamais eu autant de plaisir de ma vie à exercer une activité que je considère même pas comme une activité professionnelle puisque je vie dans un environnement qui m'enchante. Périurbanisation, je suis à la fois pas loin de la ville et de ce quelle peut proposer d?intéressant et en même temps j'essaye de mettre en place une espèce d?euphorie comestible, voila quelque chose d?abondant qui s'auto régule, qui se met en place.
"

A taille humaine...

"Oui, ça me suffit, je sais très bien que même dans l'espace que j'occupe, qui est très peu finalement, à peut près 1500 M2 de maraichage, la serre horticole fait moins de 300 m2 et je sais très bien aujourd'hui, ma première années, que je ne suis pas au maximum de ce que je peux produire, j'en suis convaincu. Mais ça me suffit amplement, je n'ai pas besoin de plus et j'encourage vraiment les gens qui hésitent a développé leur activité, il suffit d'aimer ce qu'on fait et de pas avoir peur du travail... Il y en a beaucoup mais à partir du moment où on aime ce qu'on fait le travail ont ne le sens pas passer, tant qu'on est en forme et qu'on a la santé.
Voilà, mon seul objectif et ce que je regrette un peu à travers l'achat de ce terrain, c'est qu'il n'est pas été arboré avant l'achat. Donc aujourd'hui vu que j'ai peux de moyen et que les arbres ça a un coup et que le gouvernement n'encourage pas trop ce type de projet, il faut que je mette de l'argent de coté pour arborer convenablement mon espace. L'avenir du maraichage c'est aussi des espaces arborés dans le sens où par rapport au réchauffement climatique, le soleil est de plus en plus intense et a tendance à bruler les végétaux quoi qu'on face. Donc mon but c'est de créer la mi ombre sur le potager et en même temps d'avoir un jardin nourricier, avoir des espèces variétales qui me permettent de récolter des fruitiers etc...
"

Donc des projets?

"Le nom de Ferme Urbaine c'est pas un nom qui a été donné par hasard... Il y aura deux partis. La partie entreprise qui permet au minimum d?en vivre et d'en faire vivre ma famille, mais après ce que j'aimerai développer, quand tout ça sera une routine qui marche, c'est le côté social, donc pourquoi pas un lieu d'échange, un lieu pédagogique, un lieu d'entraide également... Par exemple il y a quelques mois, au début de la pandémie, j'ai reçu un e-mail de personnes que je connais, qui sont eux même maraichers dans la région de Vazerac, et où ils demandaient à tous les paysans comme nous si on avait des excédants de productions à partager avec des gens dans le besoins... Ce coté la m'intéressait aussi et vraiment que ce soit un lieu d'échange, un lieu où l'on puisse, pourquoi pas boire un coup, discuter et échanger, ici même sur le lieu pour le coup, quitte a éventuellement s'étaler sur le champs voisin... Il ya des possibilités aussi, c'est quelque chose qui est dans les tuyaux, on va dire depuis le départ, ma compagne travaillant dans l'éducation nationale comme AESH, voila le coté social, pour elle c'est son quotidien et donc c'est quelque chose qu'on aimerais développer..."

Texte (propos recueillis) et Photos Patricia Huchot-Boissier

Meeting with Olivier Louis of the Ferme Urbaine de l'Ormeau.

A former computer scientist, he converted to agro-ecology. "Produce more to harvest less", a philosophy for life of the living. There, on his 1972 used tractor, he is rolling out his path ... He had many jobs, which he was often tired of. The longest was a graphic designer and developer, about 20 years, both freelance and employed in several companies, SS2I Agencies...

That's it, and in my previous life I always did the garden, my parents did the garden, we always had sheep, we had a kind of autonomy, I grew up a little bit in it... And so I looked at this land and little by little the idea started to mature, I could see myself having this land and then I started doing horticulture, market gardening... But what convinced me most of all to do it was this meeting, around 2013/2014, with this gentlemen from La Salvetat Belmontet from whom I bought plants since he does a bit of the same horticultural activity as me, or rather I do the same as him, since he's been doing it for a very long time...

How did you meet?

By pure chance, actually, I went to get manure from a guy who had put an ad in the paper saying he was giving manure to put in the garden, and I asked him if he knew someone who sold plants, and he sent me to this gentleman's house, and that was a meeting. It's somebody when you go into his greenhouse, already it's beautiful, the variety of plants... And then it's someone who talks so well about his job, that it made me want to go further...


The trigger to create something right away will come with time... He remembered how good he felt in his greenhouse... His very relaxed side while he was asking himself the usual questions, will I be able to make a living out of it, he heard so much, "Organic is complicated"...

In reality it's completely wrong. Anyway, organic is destroyed by the public authorities, yes it's over, organic doesn't exist anymore, organic is brought from all over the world. Organic food has been taken over by the supermarkets and as soon as they get hold of something, it's over.  I use organic for Biology more than for the organic label.
And now I'm in the process of getting the Nature et Progrès label, because it corresponds more to what I aspire to.

One of the deans of agro-ecology with whom I did internships, and whose motto is "Produce more to harvest less", in the sense that he lets living species help themselves, whether slugs, deer, hares...

He considers that he always has enough to live on. I was delighted to do my training course there, I learned a lot of things, an agro-ecological approach.  Then I bought this land and then last year in 2019, I started to cultivate it. The project started a little earlier because I trained at an agricultural college in 2018. Last spring I did some tests, we made some seedlings that we gave or sold to friends, and then from there, I started on this training for the Brevet de production manager of horticultural workshop, in Moissac (cfppa) and Montauban (Capou) where I made great encounters. Especially at the level of the teachers, one of whom I keep in touch with, he's a bit of a technical expert for me today.

With his exam in hand, Olivier takes the step, settles down, we are in October 2019, and there, today, he is in his first horticultural and market gardening season "official" as he says.

 The horticultural activity for the moment is very very positive, I had invested, as I had no help due to my advanced age (50 years old), I made a participative financing through a platform "MIIMOSA". The initial objective of 5000 € is almost reached, I had 3800 € knowing that it takes a part, which allowed me, with my personal funds and those of my partner, to invest in the minimum equipment to start the activity, my concern was to be able to generate enough cash to restart a season. And this is the case, so I'm smiling already with the horticultural production, that is to say the production of market garden plants, aromatic, medicinal, and flowers companions and edible, here is now the second chapter this season, the market gardening part, an additional income that will allow to put butter in spinach as they say ...


Outdoor marshland goes without saying. Olivier absolutely does not want to produce vegetables in greenhouses, and he insists on it...

I find that it has nothing to do with it, it's not the same profession already, and above all I find that in terms of taste, field vegetables are much better. Because of this I am obliged to make with the seasons and the season in the region of Montauban it allows a lot of things and to cultivate a large number of vegetables, plant species, and therefore seen that I have very little land, I try to densify as much as possible and also to diversify, because I also offer baskets in the summer, directly sold here on the farm. People reserve, I do without subscription, those who want to buy me a vegetable tier, they just have to call me in the morning for example.
I'm going to try to devote this winter to developing an online ordering system to relieve me a little bit.

Winters in agriculture are well known, the weather is complicated, there is also maintenance, it's quite a lot of work...

 Yes, knowing that this year I had a lot of work, I had to install everything, the greenhouse for the horticultural plants, the structures to receive the tomatoes, the watering, so I hope to free up time to at least organize the online ordering part which will also be useful for horticulture through the internet, and thus use my previous knowledge to good effect.
Tomato stakes are a definitive structure, a little bit in the same vein as in arboriculture, that is to say structures that will stay in the same places... So some people will say, yes, but how do you do crop rotations... As far as tomatoes are concerned, I don't really need to do crop rotations because between each crop I plant plant plant cover in the autumn and that I grind in the spring, and that allows me both to let life take its place and also to feed the earth.
 
It's a life cycle that is more in harmony "with the living".

Yes, in fact it's an exchange with the soil, to have good vegetables you have to feed the species you need, whether it's fungi, soil insects, earthworms which have a major role in the soil... And for that they need nitrogen and carbon, It takes about four years to have a soil that is perfect for cultivation, and my objective is really to not work the soil, at some point I don't want to intervene with machines on the soil, that is to say that the soil will have a texture sufficiently developed to have nothing to do with the soil.
So it's saving work, saving water as well, because the fact of working in this way gives us a soil surface that is very alive. So insects and other soil animals, we'll say, create the humus, the humidity necessary for the development of vegetables... It takes about four years to set up and then it's something that turns...

For this purpose, the use of certain specific plants with particular functions are necessary... After you use certain specific plants...

Yes, some plants will attract auxiliary insects, beneficial insects, pollinators such as bees, ladybirds, they like the winter l artichoke for example it is a ladybird nest ... In winter they do not know where to put and in fact when you shake the foliage you find ladybirds.


It's like when you let nature take its course, it regulates itself...
 
Yes, the only role we can have is to promote this regulation by creating and leaving places, fallow areas, like poppies, let the grass grow, the plant variety ends up regulating itself. With tansy we can make decoctions or an infusion, in the same way that we prepare a tea, we prepare an infusion with this grass, we can use it as an insecticide when we really have a parasite that can harm our crops. It also has a repulsive action against the carrot fly (Psila rosae), that is to say that when we sow carrots we plant tansy close by, the smell disturbs the parasites and so they do not come and lay their larvae on the carrots.

Other examples good to know...

Yes, like marigolds, cosmos, wormwood that will attract aphids, so if you plant wormwood next to crops that are prone to aphids, they'll prefer to go there. In the same way, if you don't want to be too invaded by slugs, you just have to plant rapeseed, a plant of the Brassicaceae family, like cabbage, it's a bit the favourite plant of the gastropods, so if you make an area with rapeseed, they'll prefer to go in the rapeseed to feed themselves rather than go on the crops. There are a lot of approaches like that, there are a lot of agricultural engineers who can help us to be aware of all these approaches.

Can we have names according to their field of reference?

I'm thinking of Gérard Ducerf, who specializes in bio-indicator plants for food and medicine, which means that he also informs us about the needs of the soil through his research... This means that in general when a plant grows in a place it gives an indication, either the soil is rich in nitrogen or the soil is poor, or the soil is calcareous, or the soil is acidic... Each plant has a role, gives an indication...
Another, Konrad Schreiber, is really one of the fervent defenders of the non tillage of the soil, he is also an agronomist, and then in the corner in Saint Gaudens there is Laurent Velche, a well-known character in the Toulouse Marches, at the Union. He is a market gardener and his approach is also commendable in the sense that he is a little bit respectful of the living in all these approaches. And I forget, there are others, we're not in the dark when we get involved in agro-ecology, everything is documented, appraised and it has been proven. A well-known character is Louis de Funès who was passionate about agro-ecology, there are videos of him evoking his approach, his vegetable garden, a refuge for him... there are lots of people like that who were finally precursors of agro-ecology.

What about permaculture?

It is in fact a bit of an introduction to agro-ecology, except that in permaculture there is everything and its opposite. Often it's not necessarily people who have an agronomic background who talk about it, because putting straw in the ground is not enough to make agro-ecology. If we just put straw around the vegetables, we create fine nitrogen etc... and we have vegetables that grow with difficulty. Often people have difficulty really knowing, because of lack of knowledge, what agro-ecology really is, that's why I prefer to use this term because in a professional context it is the right one. Nevertheless it remains quite similar in the sense that there is in both cases the will to respect the living.

At the same time, this work is not only a profession, it is also a way of life, a choice of life...

It's even a renunciation of many things, ok we manage to make a living out of it, but my goal is not to get rich, it's a goal of personal and family fulfilment, everyone benefits from it. When you harvest small weights and radishes from the garden, like last night, you make them into a salad and enjoy them, it's priceless and it's worth much more than 2500 € per month. Wealth is there.
It's a philosophy of life, it's a long work of questioning also on all this consumerist world which finally leads us to nothing, not to say to our loss. That's what made me give up computing and then for the first time in my life I do something very, very physically demanding, I have 50 brooms and what a pleasure, what a pleasure, I have never had so much pleasure in my life in an activity that I don't even consider as a professional activity since I live in an environment that enchants me. Peri-urbanization, I am both not far from the city and what it has to offer that is interesting and at the same time I try to set up a kind of edible euphoria, here is something abundant that regulates itself, that sets itself up.

On a human scale...

Yes, that's enough for me, I know very well that even in the space that I occupy, which is very little in the end, about 1500 m2 of market gardening, the horticultural greenhouse is less than 300 m2 and I know very well today, my first year, that I'm not at the maximum of what I can produce, I'm convinced of that. But that's more than enough for me, I don't need more and I really encourage people who are hesitating to develop their activity, it's enough to love what you do and not be afraid of work... There are a lot of them but as long as you love what you do the work doesn't feel like passing, as long as you are in shape and healthy.
That's it, my only objective and what I regret a little through the purchase of this land is that it was not planted with trees before the purchase. So today, given that I have little means and that trees have a negative impact and that the government does not encourage this type of project too much, I have to put money aside to properly plant trees in my space. The future of market gardening is also wooded spaces in the sense that, in relation to global warming, the sun is more and more intense and tends to burn the plants no matter what we are facing. So my goal is to create half shade on the vegetable garden and at the same time to have a nourishing garden, to have varietal species that allow me to harvest fruit trees etc....

So plans...

The name Urban Farm is not a name that was given by chance... There will be two parties. The business part which allows at least to live from it and to make my family live from it, but after what I would like to develop, when all this will be a routine that works, it's the social side, so why not a place of exchange, an educational place, a place of mutual help as well... For example a few months ago, at the beginning of the pandemic, I received an e-mail from people I know, who are themselves market gardeners in the Vazerac region, and where they asked all the peasants like us if we had surplus production to share with people in need... I was also really interested in this side of it, that it was a place of exchange, a place where we could, why not have a drink, discuss and exchange, right here on the spot for the occasion, There are possibilities too, it's something that's in the pipes, we'll say from the start, my partner working in the national education as AESH, here's the social side, for her it's her daily life and so it's something we'd like to develop...