1 / 9
slider (9)contact planche (9)fullscreen (9)

 

Patricia Huchot-Boissier

PORTRAITS DE COMMERCY

PORTRAITS OF COMMERCY

→  commander un tirage papier
EN | FR

Série de Portaits (Photo et Interview) de personnes presentes à "La Commune des Communes" premiere rencontre nationale des Communes Libres et des initiatives Municipalistes, de Commercy le 18 & 19 Janvier 2020. Propos recueillis par patricia huchot-boissier

- Magali Fricaudet
Magali Fricaudet a fait partie de « Barcelona en comú» de  2014 a 2018 et est membre du « TRISE », l'Institut Transnational d'Écologie Sociale qui essaie de diffuser, au niveau européen, les idées de Murray Bookchin et de mettre en réseau des expériences communalistes ou auto-gestion. Elle co-préside l'association « AITEC », Association Internationale des Technicien(ne)s Expert(e)s et Chercheurs(ses), qui travaille sur les politiques publiques locales alternatives et qui vient de finaliser et publier un livre, le guide « Collectivités locales, reprendre la main, c'est possible ! » ou comment est ce qu'on peut au niveau local résister à la libéralisation avec des exemples complets.
 
Qu'est-ce qui t'a décidée à venir à Commercy ?
Je suis le mouvement depuis un moment, j'essaie de contribuer à cette réflexion communaliste même si là où j'habite, à St Denis, c'est un peu décevant... J'ai envie de partager ces expériences et de continuer à alimenter ces alternatives d'écologie sociale, d'essayer de reprendre le pouvoir local...
Je voulais aussi parler de la rencontre qu'on va organiser avec un réseau municipaliste autour de « Utopia » et de « Commonspolis » qui aura lieu le 15 Mai 2020 à Grenoble. L'après des municipales pour les élus ou les communalistes d'opposition, tous ceux qui ne sont pas élus tout simplement mais qui sont dans une démarche de reprendre le pouvoir par le local autour de « Comment est-ce que,  aujourd'hui, on gère une collectivité où on peut mettre en place des politiques publiques locales ou en tout cas contrôler ces politiques publiques locales. » Donc cela s'inscrit dans la logique de la rencontre des « villes sans peur »  qui a été inaugurée en 2016 à Barcelone, autour de cette idée d'un communalisme pour des alternatives concrètes au libéralisme.

- Guillaume Tisserand-Mouton, Maintenant j'agis, la liste participative de Langres.
Je fais parti d'un collectif qui est à Langres, en Haute Marnes, qui présente une liste pour les municipales, c'est la raison pour laquelle je suis ici... J'ai besoin de m'inspirer auprès de grands frères, grandes soeurs déjà initié-e-s sur ce chemin, qui ont des idées à partager, des techniques, des outils...  Le simple fait de se rencontrer et de se retrouver ensemble, de s'apercevoir qu'on est pas seul dans ces démarches, à croire qu'on peut reprendre le pouvoir dans nos mains, ben ça fait du bien ! .
http://maintenantjagis.fr

- Gilles Martinet, doctorant à l'Institut des hautes études de l'Amérique latine - Decidons Paris - Listes citoyennes pour les municipales a Paris.
Pour Gilles Martinet c'est la première fois qu'il vient à Commercy, mais ce n'est pas la première fois qu'il milite dans une initiative née a Commercy puisque il a participé, via son groupe Gilet Jaune, à l'ADA 4, Assemblée des Assemblées n°4, à Montpellier.

Pour vous c'est une continuité en quelque sorte...
Oui, et si je suis aujourd'hui à « La Commune des Communes » c'est évidement parce que le Communalisme m'intéresse beaucoup, et depuis longtemps, comme projet politique, comme idéologie, comme mode d'organisation des sociétés. J'apprécie beaucoup les textes de Murray Bookchin et je porte un grand intérêt pour ceux et celles qui l'ont mis en Oeuvre au Chiapas ou au Rojaïa. Je n'imaginais pas du tout que l'on puisse s'en emparer pour le transposer ou en tout cas essayer sérieusement de le mettre en pratique en France.
En fait c'est le mouvement des Gilets Jaunes qui m'a fait prendre conscience, comme à beaucoup autour de moi, qu'on pouvait travailler à l'autogestion en s'emparant des outils du communalisme.

Le challenge du communalisme se mène à Paris pour vous?
Oui, même si c'est un peu compliqué de le mettre en Oeuvre parce que c'est une ville où les intérêts du Capital sont extrêmement forts.

Dans un arrondissement précis ou plusieurs ?
Pour l'ensemble de la municipalité on participe à une campagne d'inspiration Communaliste qui s'appelle « Décidons Paris » et dans laquelle est présente aussi la « France insoumise » et quelques autres partis et puis beaucoup de d'habitants et habitantes engagées dans des Associations, des Collectifs ou  nulle part en particulier... On fait le pari de construire un projet politique avec des groupes qui ne partagent pas forcement complètement ensemble de l'idéologie Communaliste, mais qui en tout cas veulent mettre en Oeuvre certains des outils du Communalisme...

Donc une liste citoyenne?
C'est une liste municipaliste, pas simplement de citoyen(n)es, parce qu'il y a quand même des idées fortes du municipalisme, l'idée qu'il faut redonner le pouvoir à des Assemblées Souveraines par exemple. Il y a plein de listes citoyennes qui n'ont pas du tout l'idée des Assemblées Souveraines. Donc une liste vraiment d'inspiration municipaliste, sérieusement avec Assemblées Souveraines, avec des élus qui ont signé une Charte éthique contraignante sur l'exercice du pouvoir municipal qui ramène tout ça assez près du Communalisme, même si c'est dans le cadre parisien, et en association avec une organisation politique comme la France Insoumise. 
https://decidons.paris

- Joelle Grille, militante associative -  sur la liste - Choisy à nous la main
Militante associative, Joëlle Grille appartient à un collectif de défense des services publics et des droits sociaux depuis une dizaine d'années.

Pourquoi êtes-vous venue à Commercy ?
Je suis la en tant que représentante de Liste Citoyenne « Choisy à nous la main », à Choisy-le-roi (Seine et Marne), Gilet Jaune et militante associative. C'est lors de ma participation à l'ADA de Montpellier que j'ai appris qu'il allait y avoir cette démarche, cette réflexion sur le Municipalisme et le Communalisme...
Je crois effectivement qu'il faut essayer de réaliser, de mettre en place la Démocratie directe, travailler en symbiose avec les habitants qui sont en général éjectés de la vie politique municipale, sauf dans les petites communes.

- Steven Mathieu, Assemblee citoyenne et liste citoyenne de Commercy
Steven Mathieu, 29 ans, éducateur spécialisé, fait partie  de l'Assemblée Citoyenne de Commercy et est colistier sur la liste aux municipales. Liste qui met en exergue comme projet la Démocratie Directe, avec l?idée de redonner vraiment, totalement, le pouvoir de décision aux habitants.

À la base tu es Gilet Jaune ?
Oui, j'ai été à l'initiative du mouvement des Gilets Jaunes sur Commercy où on avait décidé, déjà, d'avoir un fonctionnement en Assemblée Citoyenne, de décider collectivement de comment on devait s'organiser dans la lutte. On a mis en place la première Assemblée des Assemblées à Commercy avec l'idée de fédérer toutes les Assemblées de luttes locales. On ne voulait pas être représentés par les huit représentants que le gouvernement voulait nous imposer.

D'où l'idée d'une liste citoyenne sur Commercy ?
Voilà, c'est né de là. À un moment donné on s'est dit qu'il fallait se confronter à un système sur lequel on n'a pas de pouvoir de décision et sur lequel on pense que pour avoir une prise, c'est au niveau local, au niveau de la municipalité. Donc c'est pour ça qu'on a lancé une Assemblée Citoyenne en dehors des Gilets Jaunes, avec des collectifs d'associatifs engagés, des militants, et aussi des habitants de la ville qui n'étaient ni Gilets Jaunes, ni militants.  On a fait l'amalgame de tout ça et on a lancé l'Assemblée Citoyenne. On en est là, on a un local de permanence électorale à Commercy, où ça nous permet de rencontrer les habitants, nous allons aussi à leur rencontre, discutons avec eux du projet, on est vraiment dans cette partie de la pédagogie d'expliquer le projet aux habitants.

Programme or not ?
On n'a pas de projet vraiment établi, ni de programme, on a des propositions recueillies à travers l'Assemblée et qui seront rediscutées après que la liste sera élue ou non.

D'où l'organisation de la 1ere rencontre de la  « Communes des Communes »?
Oui, l'idée c'est vraiment un endroit d'échanges entre les listes, entre les initiatives locales, les associations autogérées, l'éducation populaire, c'est vraiment un échange d'outils et aussi peut-être pourquoi pas à un moment donné de pouvoir fédérer toutes ces initiatives-là pour exercer un vrai contre-pouvoir au niveau local mais aussi national.

- Mathieu, Brest La liste Citoyenne.
Rencontre avec Mathieu, candidat sur La liste citoyenne de Brest 

Vous en êtes où du projet ?
Il est écrit. Nous avions fait auparavant une association de campagne, et aujourd'hui les candidats qui veulent être présent sur la liste doivent signer la charte et s'engager à respecter le projet.

Des précisions sur votre projet ?
Ce qu'on veut c'est mettre la ville en Démocratie directe, rendre le pouvoir aux citoyen(n)es. Nous avons imaginé juste un type de gouvernance à proposer pour la ville. Par contre aucune mesure, de type écologique ou quoi que ce soit, n?est prévue avant les élections. Et oui, imaginons que nous soyons élus et en état de gérer lé ville, si nous avons émis des mesures et qu'on installe le type de gouvernance qui donne le pouvoir au citoyen(n)es et que ces mêmes citoyen(n)es décident en Assemblée des mesures différentes de celles qu?on avait prévu, ça voudrait dire qu?on reviendrais sur ce qu'on avait déjà décider. Donc ça n'a pas de sens de décider avant.

Donc pas de programme pré établie ...
Pas de programme préétabli en dehors du type de gouvernance, et le type de gouvernance en gros fonctionnerait avec des referendums d?initiatives citoyennes. Les citoyen(n)es peuvent faire des pétitions dans la rue ou sur internet pour faire avancer des initiatives qui sont travailler ensuite en commission, on peut aussi aller dans des conseils de quartiers dans toutes la ville où seraient menées certaines propositions décidées par des citoyen(n)es en commission...

Question rapport au Maire, comment il est élu, par qui et quel pouvoir a-t-il ?
Si La liste citoyenne remporte les élections, les élus se réuniront à la mairie et décideront entre eux qui deviendra maire. C'est pour cela que nous avons décidé d'aller à l'élection sans candidat tête liste. Celui ou celle qui sera désigné(e) n'aura pas de pouvoir spéciaux, dès qu'il y aura une urgence, une « décision » à prendre, il convoque une assemblée extraordinaire, conseil de quartier et ce sont les citoyens qui décident. Toutes les décisions politiques seront prises par les citoyens, les élus seront juste là pour ratifier sous la forme d'enregistrement.

Mais aujourd'hui un maire élu est, par rapport à la réglementation en vigueur, quand même une personne qui des responsabilités, comment voyez-vous cela ..?
Pour les responsabilités en fait on c'est dit que le maire aurait quand même des responsabilités, c'est normal il ne va pas signer des trucs qui vont totalement contre ses principes, s'il y'a quelque chose  sur lequel il n'est pas d'accord, il peut le retourner aux assemblés thématiques qui retravaillent en commission. Le maire garde un poids, pas de veto mais des retours en Assemblée thématique. 

Quid de votre venue à Commercy ?
Je suis venu pour rencontrer des gens qui sont sur la même longueur d'onde, échanger et retourner à Brest avec des idées d'autres afin d'améliorer notre fonctionnement et aussi si possible échanger mes idées avec d'autres... Peut-être ça permettra de s'organiser plus efficacement pour avoir un poids national qui profitera à tous. 

Quelle part de gilets jaunes dans la constitutions de La liste citoyenne de Brest ?
Je fais parti des gilets jaunes à Brest mais j'ai rejoint La liste citoyenne avant d'être les gilets jaunes. la liste c'est montée il y'a un an et demie et, avec l'initiative de Commercy, le municipalisme, les listes citoyennes, on eu un bon retour chez les gilets jaunes et il y en a qui on rejoint La liste citoyenne de Brest. Mais sur la liste il y a avant tout des citoyen(n)es et quelques gilets jaunes. Il n'y'a pas de parti politique, juste trois personnes qui militaient chez Les Verts avant et un à l'UPR. Moi par exemple je viens de m'inscrire sur les listes électorales, j'ai 42 ans et je n'ai jamais voté.
Le principe de démocratie directe c'est une rupture totale, ça donne un sens au vote par rapport à la mascarade de la démocratie représentative. 

- Roland Ritili, Citoyen
Roland Rutili a, comme il se plait à le dire : « pas mal d'heures de vol avec ma barbe grise et mes cheveux gris... » S'il  n'a pas connu 36, il fit 68 et vécu des grands événements dans des responsabilités diverses, politiques, syndicales...

Vous aviez fait une halte, mis en attente ?
Oui, très engagé jusque la je m'étais mis en retrait des partis politiques d'une manière générale. J'attendais toujours un mouvement d'espérance, un de sursaut de ce peuple, me disant mais ce n'est pas possible que l'on accepte d'être saigné, que l'on subissent cette destruction sans réagir et voila qu'arrive le mouvement des gilets jaunes. Ni une ni deux, sans interrogation mais convaincu j'ai tout de suite plongé dans ce mouvement, occupé les ronds points...

Et aujourd'ui...
Partout ça discute, partout ça échange, je suis preneur ! Je suis preneur pour les échanges,  preneur pour les jeunes et les anciens, qu?on puisse discuter, débattre de tout, échanger nos expériences pour reconstruire la France, et pour cela il faut un mouvement fort. Même si on est pas tous d'accord mais au moins des lignes directrices qui soient homogènes, essentielles pour pouvoir transformer d'abord la société française et faire gicler ces horreurs qui nous gouvernent actuellement pour le compte de quelques uns, dont eux. J'ai assisté au premier rassemblement de Commercy, j'assiste dans les assemblées qui se trament, qui s'organisent autour de Thionville et comme y'a ce mouvement aujourd'hui à Commercy, je me suis dit je vais y aller, on débat de l'avenir même du pays, ça m'intéresse !!

- La dette 
Robert a rejoint les gilets jaunes en décembre 2018 et très rapidement il s'est beaucoup questionner sur la question de la dette. Très vite il finit par comprendre qu'en fait on s?est fait totalement spolié, arnaqué avec cette histoire de dette, et que derrière force est de constater que la création monétaire a complètement échapper aux états. Qu'aujourd'hui elle est dans les mains des banques privées.

C'est cette prise de conscience qui vous a mené ici, à Commercy ?   
Oui. Ça m'a poussé à creuser un peu ces questions monétaires et j'ai découvert les monnaies locales comme un début d'alternative pour ce réorganiser. Donc ici, comme on est à la première Assemblée des Communes libres, qu'on est en train de préparer un petit peu la réorganisation à l'échelle communale, les monnaies locales y ont toute leur place. Je suis venu pour informer, mettre sur la table le volet monétaire, montrer l'intérêt que peuvent avoir, comme outils très intéressant, les monnaies locales pour tous les projets à l'échelle municipale.

Quelle suite envisagez-vous après les élections ?
D'essayer de faire un groupe qui connectera les nouvelles municipalités qui veulent s'émanciper, s'autonomiser avec les associations monétaires qui existent déjà. Il y a en France pas moins de 80 monnaies locales qui fonctionnent, donc qu'on se rapproche d'elles pour s'approprier cet outils de monnaie locale.

Quelle est la monnaie locale la plus utiliser ? 
Actuellement c'est l'Eusko au Pays Basque, c'est celle qui est la plus développer et qui fonctionne bien. Il y en a maintenant un peu partout sur le territoire, ce qui est très intéressant pour faire tourner l'économie. C'est vraiment de l'économie réelle, et l'intérêt de la monnaie locale c'est que c'est de l'argent qui ne peut plus repartir dans les banques. Une fois qu'elle est en circulation elle facilite les échanges sans pouvoir être capter, donc résultat elle ne part pas sur les marchés financiers, dans la spéculation.

Banque or not ?
Pour l'instant les monnaies locales sont officielles, légales mais elles fonctionnent au niveau, associatif. Il faudra à terme recréer d'une manière ou d'une autre une banque, avec une monnaie nationale qui à ce moment là viendra coiffer les monnaies locales et là on aura un système unitaire beaucoup plus simple, avec plusieurs niveaux de monnaies. On travaille sur ces pistes là, rapprocher nos collègues gilets jaunes, notamment les groupes qui travaillent sur le municipalisme, des associations de monnaies locales qui existent déjà.

A suivre ....
- Benoit Angibault, Montauban en Commun 2020. (pas d'autorisation de publication)
 

Series of Portaits (Photo and Interview) of people present at "La Commune des Communes" first national meeting of Free Communes and Municipalist initiatives, in Commercy on 18 & 19 January 2020. Remarks collected by patricia huchot-boissier

- Magali Fricaudet
Magali Fricaudet was part of "Barcelona en comú" from 2014 to 2018 and is a member of "TRISE", the Transnational Institute of Social Ecology, which tries to disseminate Murray Bookchin's ideas at the European level and to network communalist or self-management experiences. She co-chairs the association "AITEC", the International Association of Technical Experts and Researchers, which works on alternative local public policies and which has just finalised and published a book, the guide "Local Authorities, regaining control, it's possible! "or how to resist liberalization at the local level with complete examples.
 
What made you decide to come to Commercy?
I've been following the movement for a while, I've been trying to contribute to this communist reflection even if where I live, in St Denis, it's a bit disappointing? I want to share these experiences and to continue to feed these alternatives of social ecology, to try to take back the local power?
I also wanted to talk about the meeting that we are going to organize with a municipalist network around "Utopia" and "Commonspolis" which will take place on May 15, 2020 in Grenoble. After the municipal elections for elected officials or opposition communalists, all those who are not simply elected but who are in a process of taking back power through the local level around "How do we manage a community today where we can implement local public policies or in any case control these local public policies? "So this is part of the logic of the meeting of "fearless cities" which was inaugurated in 2016 in Barcelona, around the idea of communalism for concrete alternatives to liberalism.

- Guillaume Tisserand-Mouton, Maintenant j'agis, Langres' participatory list.
I'm part of a collective in Langres, Haute Marnes, which presents a list for the municipal councils, that's why I'm here... I need to get inspiration from big brothers, big sisters already initiated on this path, who have ideas to share, techniques, tools...  The simple fact of meeting and being together, of realizing that we are not alone in these steps, to believe that we can take back the power in our hands, well it feels good!
http://maintenantjagis.fr

- Gilles Martinet, doctoral student at the Institut des hautes études de l'Amérique latine - Decidons Paris - Listes citoyennes pour les municipales a Paris.
For Gilles Martinet this is the first time he has been to Commercy, but it is not the first time he has been involved in an initiative born in Commercy since he participated, via his group Gilet Jaune, in the ADA 4, Assemblée des Assemblées n°4, in Montpellier.

For you, it's a kind of continuity...
Yes, and if I am today at "La Commune des Communes" it is obviously because Communalism interests me a lot, and for a long time, as a political project, as an ideology, as a way of organizing societies. I appreciate Murray Bookchin's texts very much and I am very interested in those who have put him into action in Chiapas or Rojaïa. I never imagined that one could take it up and transpose it, or at least seriously try to put it into practice in France.
In fact, it was the Yellow Vests movement that made me aware, as many people around me did, that we could work towards self-management by seizing the tools of communism.

The challenge of communalism is being carried out in Paris for you?
Yes, even if it's a bit complicated to put it into action because it's a city where the interests of Capital are extremely strong.

In a specific district or several districts?
For the whole municipality, we participate in a Communist-inspired campaign called "Décidons Paris" (Let's Decide Paris) in which "France insoumise" and a few other parties are also present, as well as many inhabitants involved in Associations, Collectives or nowhere in particular... We are betting on building a political project with groups that do not necessarily share completely together the Communist ideology, but who in any case want to implement some of the tools of Communalism...

So a citizen's list?
It's a municipalist list, not just a list of citizens, because there are some strong ideas of municipalism, the idea that power should be given back to Sovereign Assemblies for example. There are a lot of citizen lists that don't have the idea of Sovereign Assemblies at all. So a list that is really inspired by municipalism, seriously with the Sovereign Assemblies, with elected officials who have signed a binding ethical charter on the exercise of municipal power, which brings it all quite close to Communalism, even if it's within the Parisian framework, and in association with a political organization like France Insoumise.
https://decidons.paris

To be continued...
- Steven Mathieu, Citizens' Assembly and Commercy Citizens' List
- Mathieu, Brest La liste Citoyenne.
- Benoit Angibault, Montauban en Commun 2020. (no permission to publish)
- Joelle Grille, community activist - on the Choisy à nous la main list
- Roland Ritili, Citizen