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Patricia Huchot-Boissier

LA VILLA

LA VILLA

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Rien à voir avec la maison bleue. Ici, c'est dingo bûcherons. Soleil levant la vie là poursuit son début. L'époque et l'épopée. Villa primaire. Combien sont-elles en ce territoire prisé ? Une chance pour la science du vivant, un must, un terroir d'exploration, un champ de découvertes... Georges y est partout et Catherine en star. Tout voir. Du sous sol au grenier ce n'est qu' oeuvre, accumulation, installation, quotidien singulier, ordinaire d'un temps primal. Cris en scène derrière l'image, photographies hantées, entendez... Rencontres d'écritures, lumière et lettres, être. Patricia Huchot-Boissier photographie le vivant, filme son oeil repli-coeur. Son ça voir nous laisse là voir des traces, crasse nourricière, plasma de cultures, élixir suprême, la vie du vrai à usage de faux. Un sceau. Chaque image en est un. Derrière, griffée de silence, Philippe Joseph Gaillard écrit son conte, nouvelle raconte, miroite le tableau vivant.
Jacme Gaudas
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...Ustensile, objet quotidien, je devrais dire phénoménologique, ces objets m' ont toujours rappelé les flacons du vin présentés aux fidèles lors de la messe avant la communion. Enfant, je me demandais même si ce n' était pas de l' huile que le curé buvait; plus tard, je me suis demandé si ce n'était pas pour faire enrager les ouailles avant l'apéritif au retour de la messe dominicale, mais j'ai toujours eu les idées mal placées. Il le faut lorsqu'on s'attaque au monde des idées. C'est un objet sale, sali par l'usage, à l'origine de consommation courante et de grande consommation, mais un objet qui vieillit et qui inspire une photographe, objet-produit à l'origine duquel prit forme ce livre d'images et de textes, d'images de lumière et de textes d'idées. On devrait écrire par montage un peu comme pour un film, dans le cinéma sur la milanaise. Même pour écrire, il n'y a outre orthographe, grammaire et syntaxe, de mode opératoire, de règle. ...
Extrait du texte de Philippe Gaillard

Nothing to do with the blue house. This is a crazy lumberjack. Sunrise life there continues its beginning. The time and the epic. Primary villa. How many of them are in this prized territory? An opportunity for life science, a must, a land of exploration, a field of discovery.... Georges is everywhere and Catherine as a star. See all. From the basement to the attic it is only work, accumulation, installation, singular daily life, ordinary of a primal time. Cries on stage behind the image, haunted photographs, hear... Encounters of writing, light and letters, being. Patricia Huchot-Boissier photographs the living, films her heart-folding eye. Its seeing it leaves us there to see traces, nourishing dirt, culture plasma, supreme elixir, the life of the true to use as a forgery. A seal. Each image is one. Behind, scratched with silence, Philippe Joseph Gaillard writes his tale, tells a new story, mirrors the living painting.
Jacme Gaudas
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d...Utensil, an everyday object, I should say phenomenological, these objects have always reminded me of the bottles of wine presented to the faithful during the Mass before communion. As a child, I wondered even if it was not oil that the priest drank; later, I wondered if it was not to enrage the flock before the aperitif on the way back from Sunday Mass, but I always had misplaced ideas. It is necessary when we tackle the world of ideas. It is a dirty object, soiled by use, at the origin of everyday consumption and mass consumption, but an object that ages and inspires a photographer, an object-produced from which this book of images and texts, images of light and texts of ideas took shape. We should write by editing a bit like a film, in the cinema about the Milanese woman. Even when writing, there is no spelling, grammar and syntax, no operating mode, no rule....
Excerpt from Philippe Gaillard's text