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Nastassia Kantorowicz Torres

Marche colombienne devant la CPI pour dénoncer l'assassinat de leaders sociaux

Colombians march to the ICC denouncing the assassination of social leaders

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Divers collectifs de citoyens colombiens vivant à l'étranger ont organisé une marche qui a commencé le 28 mars 2019 à Paris et se termine ce vendredi 5 avril devant la Cour Pénale Internationale (CPI) de La Haye. Ils réclament justice pour la mort de plus de 500 leaders sociaux et défenseurs des droits humains qui ont été tués depuis 2016, soit au total plus de 800 depuis 2012. Les manifestants demandent également le respect des accords de paix signés en 2016 entre le gouvernement colombien et la guérilla des FARC-EP (Forces armées révolutionnaires de Colombie). La plupart des manifestants sont des réfugiés politiques, victimes d'un conflit vieux de 60 ans, qui ont été contraints de vivre en exil. Ils viennent de Belgique, du Canada, d'Allemagne, de France, d'Espagne, de Suisse, de Suède et du Royaume-Uni pour exprimer leurs revendications et dénoncer l'inaction du gouvernement colombien.
La manifestation intervient à un moment où le nombre de dirigeants sociaux retrouvés morts n'a cessé d'augmenter. La Juridiction Spéciale pour la Paix (JEP en espagnol), un mécanisme judiciaire clé faisant partie du système de justice transactionnelle colombien, est en péril après que le Président Ivan Duque se soit opposé à l'adoption de six de ses articles pourtant validés par la Cour Constitutionnelle.

Various collectives of Colombian citizens living abroad organized a march that started on March 28, 2019 in Paris and ended in The Hague on April 5, 2019 in front of the International Criminal Court (ICC). They demand justice for the death of over 500 social leaders and human rights defends that have been killed since 2016, totalling over 800 social leaders since 2012. The demonstrators also asked for the peace agreements, signed in 2016 between the government and the guerrilla group FARC-EP (Revolutionary Armed Forces of Colombia), to be respected. Many of the protesters are political refugees, victims of the 60 year old conflict in Colombia that were forced to live in exile. They travelled from Belgium, Canada, Germany, France, Spain, Switzerland, Sweden and the United Kingdom to show their discontent with the current government and to show solidarity with Colombians.
The demonstration comes at a time where the number of social leaders found dead has not stopped incrementing since 2016, an average of one human rights defenders killed every 48 hours in 2018, according to one of the organizers. The Special Jurisdiction for Peace (JEP in Spanish), a key judicial mechanism part of the Colombian Transactional Justice System,  is at peril after President Duque objected to pass six articles that have already been validated by the Constitutional Court.