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Mathieu Richer

Toraja

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Perché dans les montagnes centrales des iles Célèbes en Indonésie vit un peuple aux traditions animistes complexes et singulières.
« Puya » est le nom du paradis des Toraja. 
Ces hommes et ces femmes, pourtant convertis au Christianisme par les colons Hollandais, ont su conserver par tradition orale des rites funéraires qui leurs sont propres. Sacrifices de buffles, cérémonies et enterrements de plusieurs semaines, momification et déterrement des corps, l'étendu et la diversité de ces rituels ont depuis toujours fascinés de nombreux chercheurs en théologie et ethnologie.
Malgré l'apparent effroi que pourrait susciter ces pratiques, elles sont un événement majeur et central de la culture des Toraja, et sont aussi synonymes de grandes fêtes et rassemblements.
Ils prient, ils dansent, chantent et pleurent, espérant que ces buffles sacrifiés escorteront l'être aimé vers Puya, d'où il veillera avec les autres anciens sur ceux restés ici bas.
Histoire photographiée lors d'un séjour de 2 semaines à Toraja en Aout 2017



High up in the mountains of central Sulawesi, Indonesia, lives a people with complex and singular animist traditions.
« Puya » refers to Heaven for the Toraja.
These men and women, even though converted to Christianity by the Dutch, have managed to kept their own funeral rituals transmitted to one another by oral transmission.
With buffalo sacrifices, weeks-long funerals and ceremonies, mummification and disinterment of bodies, the range and diversity of these rituals have fascinated researchers.
Despite the obvious fright that these practices could lead to , they are a major and central event of the Toraja culture, and are also  meaning of big parties and gatherings.
They sing, dance, pray and cry, hoping that these sacrificed buffalos will escort their loved ones to Puya, from where they will look after, with their ancestors, those who stayed down here.
Shot for 2 weeks in Toraja, August 2017