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Maxime Reynie

Vive Le Mirail

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L'Université Toulouse Jean-Jaurès, anciennement Le Mirail, est en grève depuis plus de 3 mois et est entièrement bloquée par les étudiants depuis le 6 mars 2018. Le blocage et l'occupation sont depuis reconduit dans des Assemblés Générales qui ont lieu deux fois par semaine. Un mouvement d'une ampleur que le Mirail n'avait pas connue depuis près de dix ans. Le 21 mars, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal a mis sous tutelle l'université et l'ensemble des conseils de l'université ont été dissous. Les étudiants luttent contre le projet de sélection à l'entrée des universités et avant tout contre un projet de regroupement de l'université avec d'autres établissements du site (l'université Paul-Sabatier et deux écoles d'ingénieurs, l'INP et l'INSA) qui aurait pour conséquence, selon ses opposants, des suppressions de postes, de formations et une augmentation des prix des inscriptions. Sur place les occupants syndicalisés ou non s'organisent pour se faire entendre, organiser les lieux de vies et se protéger d'une possible attaque de "milice fasciste" comme à Montpellier le 22 mars 2018. Entre détermination, peur, bienveillance et autogestion les étudiants se tiennent prêt à tenir les lieux le plus longtemps possible.