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Mahé Elipe

Un village sans pères

A village without a father

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Au sud de l'Honduras, un petit village de Namasigue, dans la région de Choluteca,  abrite une petite collectivité de femme vivant sans hommes.  
La situation économique politique et social du Honduras étant pour le moins instable, beaucoup sont les hommes qui ont migré vers le nord lorsqu'ils n'ont pas été emprisonnés ou pire assassinés.
Aussi ce petit village recueille une majorité de femmes qui ont dû s'adapter à vivre sans l'aide de ces derniers. Elles ont donc trouvé leur salut grace à la culture de la noix de cajou appelé "mara
ñon". Vivant dans des conditions précaires à savoir sans eaux courantes ni électricité, elles ont néanmoins réussi à trouver un équilibre entre femmes et enfants, avec des journées rythmées par les tâches quotidiennes et la culture du précieux fruit.
Ouvrières de la terre, leur quotidien commence à l'aube et s'éteint au crépuscule dans la cacophonie des cris vivifiant des enfants.

In the south of Honduras, a small village in the Choluteca region, is home to a small community of women living without men.
The political and social economic situation in Honduras is unstable to say the least, so many are the men who migrated northward when they were not imprisoned or even murdered.
Also this small village collects a majority of women who had to adapt to live without the help of these. They have found their salvation through the cultivation of cashew called "marañon". Living in precarious conditions, ie without running water or electricity, they nevertheless managed to find a balance between women and children, with days punctuated by daily tasks and the cultivation of the precious fruit.
Workers of the earth, their daily life begins at dawn and goes out at dusk in the cacophony of the vivifying cries of children.