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Mahé Elipe

Les pêcheuses de l'ile Amapala

The fisherwomen of the island of Amapala

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Dans le Golfe de Fonseca sur l'océan Pacifique, dans l'archipel du tigre, on trouve la petite île d'Amapala d'une superficie de 75km2 .
Ile de pêcheurs appartenant au Honduras, elle compte un peu plus de 9 mille habitants, dont 5 mille sont des femmes.

Elles se rallient en petit groupe et combinent leur devoir familial, au travail de la pêche à la sardine ou aux crustacés. Il n'est donc pas rare que l'une d'entre elles parte travailler avec leurs enfants faute de pouvoir les faire garder.
Maria Victoria 53 ans, explique qu'elle doit emmeuner sa petite fille avec elle lorsqu'elle part pêcher les crustacés: "Sa mère pêche la sardine de l'autre côté de l'ile et les conditions d'accessibilité sont trop dangereuses pour qu'elle puisse emmeuner la petite avec elle, c'est donc avec moi qu'elle reste, elle s'amuse avec les coquillages et reste toujours à coté de moi."
Lorsqu'il s'agit de pêche à la sardine il faut attendre marée basse pour pouvoir traverser les marécages jusqu'aux jetés et se rendre jusqu'aux enclos.
Delmi 43 ans , pêcheuse depuis 15 ans explique," Nos journées de travaille sont rythmées par la montée et descente de la marée. La marée dure 7h et se décale chaque jour d'une heure."
La traversée jusqu'aux enclos est de plus de 3/4km et n'est pas sans risque puisque le sol encore imbibé d'eau se transforme en sable mouvant lorsque la marée descend. Les enclos ont été réalisés par leur soin à l'aide pierres, pour emprisonnées les poissons lorsque la marée descend.
Dès que les pierres sont apparentes et que les femmes peuvent marcher jusqu'à ces dernières, le temps est compté afin collecter le plus de poissons possible avant que la marée ne soit trop basse. Et c'est armée d'un simple bâton pour rapatrier le banc de poissons dans leurs épuisettes, qu'elles pratiquent la pêche à pied. Après avoir récolté leur butin, elles doivent ramener les kilos de sardines à la marche et à bout de bras jusqu'au village.
Quant aux soeurs Mercedez 24 ans et Maira 29 ans, elles pêchent la sardine au filet, et ont commencées avec leur mère à l'âge de 9 ans, c'est elle qui leur a tout appris. Cette technique de pêche se fait sur un petit bateau un peu plus au large de la côte, elles tendent le filet et doivent attendre au minimum d'une heure sur l'eau, pour que suffisamment de poissons se piègent dedans, avant de remonter le filet. 
Les précieuses sardines seront ensuite séchées à même le sol à la chaleur du soleil, avant d'être vendu à des coopératives 20 lempiras (0,76€) la livre.

Pour ce qui est de la pêche aux crustacés, il leur faut se rendre sur des petites iles voisines en lenchas (bateaux taxi) qui les mènera jusqu'au rives.
Ce sont des iles où personne ne vit, il leur faut donc y aller avec un minimum vital, à savoir de l'eau et quelques collations pour tenir les 4 ou 5h de travail. Le travail ici, consiste à creuser dans le sable à l'aide de couteau, sous une température avoisinant les 40°C. Le port de chemise et de chapeau est donc indispensable malgré la chaleur pour protéger du soleil. C'est un travail physique car elles sont accroupis la majore partie du temps. Ernanda 80 ans plaisante en disant : " Je pêche les crustacés depuis plus de 60 ans et j'ai des cuisses aussi dures que de l'acier."
Les crustacés seront ensuite revendus à des coopératives à hauteur de 70 lempiras (2,40€) la livre.




 

In the Gulf of Fonseca on the Pacific Ocean, in the tiger archipelago, there is the small island of Amapala with an area of ??75km2.
The island of fishermen belongs to Honduras, it counts a little more than 9 thousand inhabitants, of which 5 thousand are women.
They come together in small groups and combine their family duties with the work of fishing with sardines or crustaceans. It is therefore not uncommon for one of them to work with their children because they can not keep them. Maria Victoria, 53 years old, explains that she has to take her little girl with her when she goes fishing the crustaceans: her mother fishes the sardine on the other side of the island and the conditions of accessibility are too dangerous for " She can keep the little one with her, so it's with me that she stays, she enjoys herself with the shells and always stays beside me.
In the case of sardine fishing, it is necessary to wait until low tide to cross the marshes to the jetties and to reach the enclosures.
Delmi 43 years old,  fisherwoman since 15 years explains, our days of work are punctuated by the rise and descent of the tide. The tide lasts 7 hours and shifts each day by one hour.
The crossing to the enclosures is more than 3 / 4km and is not without risk since the soil still soaked in water turns into moving sand when the tide goes down.
The enclosures were made by their care using stones, to trap the fish when the tide goes down.
As soon as the stones are visible and women can walk to them, time is counted to collect as many fish as possible before the tide is too low.
And it is armed with a simple stick to repatriate the bench of fish in their landing nets, that they practice the fishing on foot.
After collecting their booty, they must bring back the pounds of sardines to the march and at the end of their arms to the village.
The precious sardines will then be dried on the ground in the heat of the sun before being sold to cooperatives 20 lempiras (0,76 €) per pound.
As for the shellfish fishery, they have to go to neighboring islands in lenchas (taxi boats) which will lead them to the shores.
They are islands where no one lives, so they have to go with a minimum of vitality, namely water and some snacks to hold the 4 or 5 hours of work.
The work here consists in digging in the sand with a knife, at a temperature close to 40 ° C. The wearing of shirt and hat is therefore essential despite the heat to protect from the sun. It's a physical job as they are crouching the majore part of the time. Ernanda, 80 years old, jokes: "I have been fishing the crustaceans for over 60 years and have thighs as hard as steel."
The crustaceans will then be sold to cooperatives to the tune of 70 lempiras (2.40 €) per pound.
Mercedez 24 years old and Maira 29 years old are sisters, they fish the sardine by the net, and started with their mother at the age of 9 years, it was she who taught them everything. This fishing technique is done on a small boat a little further off the coast, they tend the net and have to wait at least one hour on the water, so that enough fish are trapped inside, before going up the net.