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Gilberte à 84 ans. Suite à un accident cardiaque, Gilberte est devenue dépendante. Elle ne peut vivre seule et Marie-Joseph, sa fille a decide de vivre avec elle pour permettre à Gilberte d'habiter son "chez soi", dans ses meubles et ses souvenirs. Regard sur une alternative à l'hôpital pour nos parents.
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Dans le 13ème arrondissement de Paris, au premier étage d’un immeuble se trouve un appartement collectif d'un nouveau type. 13 personnes, originaires du quartier et âgées de 60 à 100 ans, partagent ces lieux.
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Les images sont banales,vues à distance de lieux pauvres et âpres. Ce n'est plus la ville, pas encore la campagne, juste un entre-deux, qui devient espace du souvenir, champ perméable aux phrases qui s'y posent. Lieux d'enfances loin des clichés sentimentaux habituellement associés à cette période, j'ai arpentés ces terrains, recherchant des ambiances, des vides.
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Sur les vieilles photographies, les figures apparaissent brûlées par le temps ; ne restent que des habits vides et des fragments de décor, signes d’une époque révolue. Les individualités s’effacent. En reprenant cet archétype du portrait photographique (le portrait devant chez soi), j’ai voulu accélérer le travail d’usure et offrir ces visages à une destruction immédiate : plus d’identité possible.
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Évoquant un récit qui n’apparaît nulle part, des femmes, à différents stades de leur vie, semblent réunies par une même attitude d’introspection.
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Pas trop de bruit, ce n’est pas la peine, presque pas la peine de s’y arrêter, c’est si peu, des visages qui nous échappent, des bougies d’anniversaire oubliées. Le jour qui vient, comme un halo, nous grignoter un peu. On s’y berce, on se sent bien, même si parfois, derrière nos visages, comme des masques, on est seul.
Un léger souffle derrière la nuque ; on se retourne, et déjà, il n’y a plus personne.
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Les liens entre père et fils sont au coeur de ce projet, à travers trois générations, dans un triple récit.
Les photographies dressent le portrait d’un homme qu’on suit à distance. Il est vu par son fils, qui l’isole, le montre dans le retrait qui est le sien, nécessaire au processus de mémoire.
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Errance des personnages dans le temps de vacance de cet entre deux âges, l’adolescence : une vie en creux, sans cesse dans l’ambivalence, avec des regards en avant ou en arrière, mais jamais au présent. Le temps se dilate et se distend dans l’attente d’un avenir ou dans la nostalgie de l’enfance qui s’éloigne.
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A l’origine du projet, l’envie de travailler à partir d’images préexistantes, comme lien direct à la mémoire d’un territoire et de ses habitants. Proposant aux habitants d'un village de me montrer leurs albums de photographies, j'ai isolé des détails de ces archives, les confrontant à des paysages sur lesquels je me suis focalisé avec la même attention.
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Les imagiers est une tentative de capter l’imminence d’un changement, de faire pressentir un passage, une mutation. Il y est question de l’enfance, mais aussi de la famille et de ses figures tutélaires.
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Que l'on soit à Pougues-les-Eaux où ailleurs, les rue sont les mêmes, les visages semblent connus.
Dans cette atmosphère grise, un cours journal évoque des lieux traversés, des moments partagés.
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Tel un bloc-note, une à une, ces images dressent le tableau d'un quotidien basculant dans l'étrange.
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Il y a les gens...
Je ne sais plus pourquoi je photographie
Parce que une proximité
Avec en-vie
Parce que je me sentais seule
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Série photographique commencée un an après la mort de mon père ; c’est en triant les photographies, les organisant, que je réalisai qu’elles étaient une manière indirecte (entre les lignes) de parler de la mort et de cette expérience du deuil
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travail en cours, comme un journal.
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