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En 2005 V.Z., une femme au foyer en Italie souffre d'une grave dégénérescence cérébrale. Bien que capable de lire et de parler, elle est incapable de reconnaître tous ses proches, sauf une personne. Non pas son mari ou ses enfants, mais quelqu'un qu'elle n'as jamais rencontré dans sa vie: Silvio Berlusconi.
Le projet Cortex, en superposant de nombreuses images de personnalités, propose une vision artistique de l'élaboration que notre cerveau réalise suite à ce bombardement d'images.
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Sur les vieilles photographies, les figures apparaissent brûlées par le temps ; ne restent que des habits vides et des fragments de décor, signes d’une époque révolue. Les individualités s’effacent. En reprenant cet archétype du portrait photographique (le portrait devant chez soi), j’ai voulu accélérer le travail d’usure et offrir ces visages à une destruction immédiate : plus d’identité possible.
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Évoquant un récit qui n’apparaît nulle part, des femmes, à différents stades de leur vie, semblent réunies par une même attitude d’introspection.
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Les liens entre père et fils sont au coeur de ce projet, à travers trois générations, dans un triple récit.
Les photographies dressent le portrait d’un homme qu’on suit à distance. Il est vu par son fils, qui l’isole, le montre dans le retrait qui est le sien, nécessaire au processus de mémoire.
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Errance des personnages dans le temps de vacance de cet entre deux âges, l’adolescence : une vie en creux, sans cesse dans l’ambivalence, avec des regards en avant ou en arrière, mais jamais au présent. Le temps se dilate et se distend dans l’attente d’un avenir ou dans la nostalgie de l’enfance qui s’éloigne.
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Les imagiers est une tentative de capter l’imminence d’un changement, de faire pressentir un passage, une mutation. Il y est question de l’enfance, mais aussi de la famille et de ses figures tutélaires.
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La série Rien mais les arbres a été réalisée en 2009 dans le cadre d’une résidence d’artiste (Amalgame), dans le petit village de Villers sur Port en Franche Comté.
Les mots venant comme les images, même ceux que parfois, on ne préférerait pas entendre.
Tout semble figé, mais tout est fugace, le train qui part, l’animal mort sur le bord de la route, l’enfant, presque gisant. Il ne s’y passe rien de plus qu’ailleurs mais rien de moins. Ici aussi, on joue au foot, on fête le 14 juillet, on va à la pêche et on joue à la pétanque. Ici aussi on vit, on meurt. Ces petites choses simples, ritualisées, mises en images, deviennent vanités. |
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